<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><?xml-stylesheet href="/rss-styles.xsl" type="text/xsl"?><rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel><title>Acpr Banque France</title><description>Des méthodes précises pour décrypter la régulation sans la simplifier à l’excès.</description><link>https://acpr-banque-france.fr/</link><item><title>Agrément bancaire : les étapes clés du dossier</title><link>https://acpr-banque-france.fr/article/agrement-bancaire-les-etapes-cles-du-dossier/</link><guid isPermaLink="true">https://acpr-banque-france.fr/article/agrement-bancaire-les-etapes-cles-du-dossier/</guid><description>Dérouler la procédure d&apos;agrément, du dossier de demande aux questions du collège.</description><pubDate>Thu, 22 Oct 2026 00:00:00 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p&gt;Obtenir un agrément bancaire suppose de démontrer, documents à l’appui, que le projet peut exercer son activité dans un cadre organisé, financé et maîtrisé. Le dossier ne se limite donc pas à une présentation commerciale : il relie le statut sollicité, l’actionnariat, les dirigeants, le programme d’activité, les moyens techniques et le dispositif de gestion des risques. En France, une demande d’agrément d’établissement de crédit est instruite par l’Autorité de &lt;a href=&quot;/post/controle-interne-organiser-le-dispositif/&quot;&gt;contrôle&lt;/a&gt; prudentiel et de résolution, puis relève de la décision de la Banque centrale européenne. La qualité du travail préparatoire conditionne largement la fluidité des échanges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour constituer un dossier d’agrément bancaire, commencez par qualifier précisément l’activité et le statut recherchés. Construisez ensuite un ensemble cohérent autour du modèle économique, de la gouvernance, des ressources financières, des procédures de contrôle et des preuves permettant d’étayer chaque affirmation. Le délai réglementaire de six mois concerne la réception d’un dossier complet pour une demande d’établissement de crédit.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;agrément-bancaire--les-étapes-clés-du-dossier-à-comprendre-dès-le-départ&quot;&gt;Agrément bancaire : les étapes clés du dossier à comprendre dès le départ&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La première question n’est pas celle du formulaire, mais celle du périmètre réel du projet. Une entreprise qui souhaite recevoir des fonds remboursables du public et accorder des crédits pour son propre compte entre dans le champ de l’établissement de crédit. D’autres activités financières peuvent relever d’un statut différent, avec un dossier et une &lt;a href=&quot;/post/sanctions-de-l-acpr-la-procedure-expliquee/&quot;&gt;procédure&lt;/a&gt; propres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette qualification influence toute la demande : autorité compétente, documents demandés, organisation attendue et calendrier. Il est donc utile de rédiger une note de cadrage interne avant de réunir les pièces. Elle décrit les opérations envisagées, les clients visés, les flux financiers, les pays concernés, les canaux de distribution et les prestations éventuellement confiées à des tiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un projet bien cadré évite un défaut fréquent : présenter une activité trop large dans le programme, puis fournir des moyens humains, techniques ou financiers qui ne couvrent qu’une partie de cette ambition. Le lecteur du dossier doit pouvoir comprendre ce que l’établissement fera au démarrage, ce qu’il ne fera pas, et comment il évoluera de manière maîtrisée.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;choisir-le-statut-et-délimiter-les-opérations-bancaires-envisagées&quot;&gt;Choisir le statut et délimiter les opérations bancaires envisagées&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le statut demandé doit correspondre aux opérations effectivement prévues. Il ne s’agit pas de choisir une catégorie pour son image ou pour conserver des options théoriques. Chaque service annoncé doit être explicité : déroulement opérationnel, public concerné, rôles des équipes, systèmes utilisés, &lt;a href=&quot;/post/controles-sur-place-comment-s-y-preparer/&quot;&gt;contrôles&lt;/a&gt; et traitement des incidents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le programme d’activité gagne en solidité lorsqu’il suit le parcours d’une opération concrète. Pour une activité de crédit, par exemple, il peut distinguer l’entrée en relation, l’analyse de la demande, la décision, le déblocage des fonds, le suivi des échéances, la gestion des difficultés et le traitement des réclamations. Cette méthode rend visibles les responsabilités et les points de contrôle.&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Définir les produits et services accessibles au lancement.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Identifier les opérations exclues du périmètre initial.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Décrire les clients, les marchés et les modalités de distribution.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Recenser les partenaires, prestataires et dépendances critiques.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Mettre en cohérence le périmètre commercial avec les capacités opérationnelles.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;h2 id=&quot;rendre-la-gouvernance-lisible-pour-linstruction-du-dossier&quot;&gt;Rendre la gouvernance lisible pour l’instruction du dossier&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un dossier d’agrément bancaire doit montrer qui décide, qui exécute et qui contrôle. La gouvernance ne peut pas rester au niveau d’un organigramme décoratif. Les fonctions de direction, de surveillance et de contrôle doivent être décrites par des responsabilités précises, des circuits d’escalade et des modalités de compte rendu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La présentation des dirigeants et des personnes exerçant des responsabilités importantes demande la même rigueur. Les parcours, compétences et disponibilités doivent être rapprochés du projet proposé. Une équipe crédible n’est pas nécessairement une équipe nombreuse, mais une équipe dont les compétences couvrent réellement les sujets déterminants : activité bancaire, gestion des risques, conformité, sécurité des systèmes d’information, finance et pilotage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les liens de capital ou de contrôle méritent également une représentation claire. Lorsque l’actionnariat est complexe, un schéma simple accompagné d’explications sur les droits de vote, les sociétés du groupe et les relations opérationnelles aide à réduire les demandes de clarification. La transparence sur ces liens est essentielle, car ils ne doivent pas entraver l’exercice de la supervision.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;documenter-les-moyens-financiers-et-le-modèle-économique&quot;&gt;Documenter les moyens financiers et le modèle économique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le projet doit être soutenu par des prévisions compréhensibles et reliées aux hypothèses d’activité. Les projections financières ne doivent pas seulement afficher un résultat attendu. Elles doivent expliquer les volumes retenus, les revenus, les coûts, les besoins de trésorerie, les dépenses technologiques, les recrutements et les marges de sécurité envisagées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La source des fonds, les modalités de leur mise à disposition et la capacité des apporteurs à soutenir le projet font partie du récit financier. L’enjeu est de permettre une lecture continue entre le plan de développement et les ressources mobilisées. Si les ambitions commerciales évoluent fortement, les chiffres, les effectifs et les dispositifs de contrôle doivent évoluer avec elles.&lt;/p&gt;
&lt;table&gt;
&lt;thead&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;th&gt;Bloc du dossier&lt;/th&gt;
&lt;th&gt;Question à laquelle il répond&lt;/th&gt;
&lt;th&gt;Point de &lt;a href=&quot;/post/externalisation-it-la-vigilance-de-l-acpr/&quot;&gt;vigilance&lt;/a&gt;&lt;/th&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Programme d’activité&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Que fera concrètement l’établissement ?&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Éviter les offres imprécises ou trop étendues.&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Gouvernance&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Qui porte les décisions et les contrôles ?&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Préciser les responsabilités et les remplacements.&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Prévisions financières&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Comment le projet sera-t-il financé ?&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Relier les hypothèses aux moyens annoncés.&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Risques et conformité&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Comment les risques seront-ils identifiés et suivis ?&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Décrire des procédures applicables dès le lancement.&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Systèmes et prestataires&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Sur quels outils et partenaires repose l’activité ?&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Prévoir la continuité et le pilotage de la sous-traitance.&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;h2 id=&quot;donner-une-place-centrale-aux-risques-à-la-conformité-et-au-contrôle-interne&quot;&gt;Donner une place centrale aux risques, à la conformité et au contrôle interne&lt;/h2&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;À lire aussi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;/post/fonds-propres-lire-un-ratio-cet1-sans-erreur/&quot;&gt;Fonds propres : lire un ratio CET1 sans erreur&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;/post/depots-et-retraits-le-plafond-en-questions/&quot;&gt;Dépôts et retraits : le plafond en questions&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La robustesse d’un dossier se mesure aussi à sa capacité à traiter les situations moins favorables. Les procédures doivent expliquer comment l’établissement détecte, évalue et suit ses risques. Elles doivent aussi préciser comment sont traitées les alertes, les anomalies, les réclamations et les incidents opérationnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mesures de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, la prévention des conflits d’intérêts et la protection des clients ne doivent pas apparaître comme des annexes isolées. Elles doivent être intégrées au fonctionnement décrit dans le programme d’activité. Lorsqu’une tâche est externalisée, le dossier doit expliquer le partage des rôles, le contrôle du prestataire et les solutions prévues en cas de défaillance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une procédure utile indique son objet, son propriétaire, les personnes auxquelles elle s’applique, les contrôles réalisés, les preuves conservées et la fréquence de revue. Cette granularité évite les engagements vagues qui seraient difficiles à appliquer après l’agrément.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;préparer-le-dépôt-sur-le-portail-acpr-et-les-échanges-dinstruction&quot;&gt;Préparer le dépôt sur le portail ACPR et les échanges d’instruction&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les demandes adressées à la direction des Autorisations de l’ACPR sont déposées au moyen du portail ACPR par des personnes habilitées. Le dépôt électronique ne doit pas être considéré comme une formalité finale : il suppose une arborescence claire, des documents à jour, des versions signées lorsque cela est requis et un interlocuteur capable de répondre aux demandes de précisions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant le dépôt, un contrôle croisé est recommandé. Chaque élément du formulaire doit renvoyer à une pièce identifiable. Les dénominations sociales, dates, montants, fonctions et périmètres d’activité doivent être identiques dans tous les documents. Cette vérification est particulièrement utile lorsque plusieurs conseils, actionnaires ou équipes opérationnelles contribuent au dossier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour un établissement de crédit, l’ACPR instruit la demande et peut transmettre un projet de décision à la Banque centrale européenne, qui prend la décision d’agrément. La décision doit intervenir dans les six mois suivant la réception d’un dossier complet. Ce repère ne dispense pas de prévoir du temps pour la préparation du dossier et les échanges qui peuvent être nécessaires lorsqu’il manque des informations.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;faire-du-dossier-dagrément-un-outil-de-pilotage-avant-louverture&quot;&gt;Faire du dossier d’agrément un outil de pilotage avant l’ouverture&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le meilleur dossier ne doit pas être rangé après son dépôt. Il peut devenir le référentiel des premiers mois d’activité : feuille de route de recrutement, suivi des procédures, calendrier de mise en production, gouvernance des prestataires et indicateurs de contrôle. Cette continuité facilite la mise en oeuvre effective des engagements présentés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une revue interne périodique permet de comparer le projet réel au dossier transmis. Si l’actionnariat, les dirigeants, les activités ou les moyens changent, il convient d’identifier sans délai les conséquences réglementaires possibles. Selon la nature du changement, une autorisation, une déclaration ou une notification peut être nécessaire. Une analyse adaptée à la situation concrète reste indispensable.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;quel-est-le-rôle-de-lacpr-et-de-la-banque-centrale-européenne-&quot;&gt;Quel est le rôle de l’ACPR et de la Banque centrale européenne ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour une demande d’agrément en qualité d’établissement de crédit en France, l’ACPR instruit le dossier. Elle peut transmettre un projet de décision à la Banque centrale européenne, qui détient le pouvoir de décision pour cet agrément.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;à-partir-de-quand-court-le-délai-dinstruction-dun-agrément-bancaire-&quot;&gt;À partir de quand court le délai d’instruction d’un agrément bancaire ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour un établissement de crédit, le délai de six mois est apprécié à compter de la réception d’un dossier complet. Un dossier incomplet ou des demandes de précisions peuvent donc modifier le calendrier pratique du projet.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;pourquoi-le-programme-dactivité-est-il-déterminant-dans-une-demande-dagrément-&quot;&gt;Pourquoi le programme d’activité est-il déterminant dans une demande d’agrément ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il traduit le projet en opérations concrètes. Il permet d’apprécier si la gouvernance, les effectifs, les systèmes, les ressources financières et les contrôles sont adaptés aux activités annoncées.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;que-faire-si-le-projet-évolue-après-le-dépôt-du-dossier-&quot;&gt;Que faire si le projet évolue après le dépôt du dossier ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il faut mesurer l’incidence de toute évolution sur les éléments transmis et sur le périmètre de l’agrément. Certaines modifications peuvent imposer une démarche auprès de l’autorité compétente, selon leur nature et leur calendrier.&lt;/p&gt;
</content:encoded><updated/></item><item><title>Assurance-vie : les obligations des distributeurs</title><link>https://acpr-banque-france.fr/article/assurance-vie-les-obligations-des-distributeurs/</link><guid isPermaLink="true">https://acpr-banque-france.fr/article/assurance-vie-les-obligations-des-distributeurs/</guid><description>Faire le point sur le devoir de conseil et la documentation remise au souscripteur.</description><pubDate>Thu, 22 Oct 2026 00:00:00 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p&gt;En assurance-vie, un distributeur doit recueillir les informations utiles sur son client, présenter un contrat adapté à ses besoins, expliquer les risques et formaliser les raisons de son conseil. Son rôle ne se limite pas forcément à la signature : le suivi du contrat peut aussi entrer en jeu selon la situation et les opérations envisagées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un contrat d’assurance-vie peut être souscrit auprès d’une banque, d’un assureur, d’un courtier ou d’un conseiller habilité. Quel que soit l’interlocuteur, la distribution ne consiste pas seulement à remettre une documentation puis à recueillir une signature. Elle suppose un échange permettant de rapprocher les caractéristiques du contrat de la situation de la personne qui &lt;a href=&quot;/post/epargne-reglementee-ce-qui-change-en-2025/&quot;&gt;épargne&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le souscripteur, comprendre ces obligations aide à préparer un rendez-vous, à vérifier les documents reçus et à repérer les points qui méritent une explication. Pour le professionnel, elles imposent une démarche traçable, individualisée et compréhensible.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;assurance-vie--les-obligations-des-distributeurs-avant-la-souscription&quot;&gt;Assurance-vie : les obligations des distributeurs avant la souscription&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Avant de recommander un contrat, le distributeur doit s’intéresser aux exigences et aux besoins de son client. L’objectif est simple : ne pas présenter une solution comme universelle alors qu’elle ne conviendrait pas au projet, à l’horizon d’épargne ou à la capacité du souscripteur à accepter les variations de valeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre d’une assurance-vie comportant une dimension d’investissement, les informations demandées peuvent notamment porter sur la situation financière, les objectifs patrimoniaux, l’expérience en matière de placement et le niveau de risque accepté. Les réponses ne sont pas une formalité sans portée. Elles servent à établir si le contrat, son mode de gestion ou la répartition envisagée sont cohérents avec le profil de la personne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le client a donc intérêt à répondre avec précision. Un projet de transmission, la constitution d’une épargne disponible, la préparation de la retraite ou la recherche d’un placement à long terme n’appellent pas nécessairement les mêmes choix. De même, une perte possible en capital doit être clairement comprise avant tout investissement en unités de compte.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;le-devoir-de-conseil-va-au-delà-de-la-présentation-commerciale&quot;&gt;Le devoir de conseil va au-delà de la présentation commerciale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le devoir de conseil implique de donner des explications utiles, et pas uniquement de décrire les options disponibles. Le distributeur doit pouvoir préciser pourquoi le contrat ou la stratégie proposée répond à la situation exprimée. Cette justification est importante lorsque plusieurs supports, modes de gestion ou niveaux d’exposition au risque sont envisageables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La clarté compte autant que le contenu. Un vocabulaire technique, une brochure dense ou une simulation ne remplacent pas une explication accessible sur le fonctionnement réel du placement. Le souscripteur doit pouvoir identifier ce qui est garanti, ce qui dépend des marchés, les frais susceptibles d’avoir un effet sur son épargne et les conditions prévues par le contrat.&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;La durée envisagée pour conserver l’épargne.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le besoin éventuel de disposer d’une partie des sommes.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La composition entre fonds en euros et unités de compte, lorsqu’elle existe.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les risques liés aux supports choisis.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les conséquences possibles d’un rachat ou d’un arbitrage.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le conseil ne signifie pas qu’un résultat financier est assuré. Il vise à permettre une décision éclairée à partir d’informations adaptées au client et au produit proposé.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;information-précontractuelle--les-documents-à-lire-avec-attention&quot;&gt;Information précontractuelle : les documents à lire avec attention&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Avant l’adhésion, plusieurs documents peuvent être remis au futur souscripteur. Ils doivent être conservés, avec le bulletin de souscription, les conditions contractuelles et la trace des échanges utiles. Ces éléments permettent de retrouver les caractéristiques annoncées et les choix effectués au moment de l’entrée en relation.&lt;/p&gt;
&lt;table&gt;
&lt;thead&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;th&gt;Point à examiner&lt;/th&gt;
&lt;th&gt;Pourquoi il est important&lt;/th&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Objectif du contrat&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Il permet de vérifier que la recommandation correspond au projet d’épargne exprimé.&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Niveau de risque&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Il aide à distinguer les garanties éventuelles des placements dont la valeur peut évoluer.&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Frais et modalités de gestion&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Ils influencent le fonctionnement du contrat et doivent être compris avant l’adhésion.&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Disponibilité des sommes&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Elle éclaire les conditions d’un retrait, d’un rachat ou d’un arbitrage.&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Clause bénéficiaire&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Elle mérite une attention particulière car elle organise la transmission du capital en cas de décès.&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Si une information paraît imprécise, mieux vaut demander une explication écrite ou prendre le temps de différer la décision. Un bon rendez-vous laisse la place aux &lt;a href=&quot;/post/depots-et-retraits-le-plafond-en-questions/&quot;&gt;questions&lt;/a&gt;, y compris lorsque le contrat est présenté comme simple.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;une-obligation-de-vigilance-pendant-la-vie-du-contrat&quot;&gt;Une obligation de vigilance pendant la vie du contrat&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le suivi est un sujet central en assurance-vie. La relation peut se poursuivre longtemps après l’adhésion, tandis que la situation familiale, professionnelle ou patrimoniale du souscripteur évolue. Un changement de projet, une modification de revenus, un besoin de liquidités ou une succession à préparer peuvent rendre utile un nouvel échange.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;À lire aussi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;/post/solvabilite-ii-ce-que-change-le-nouveau-paquet/&quot;&gt;Solvabilité II : ce que change le nouveau paquet&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;/post/comprendre-le-role-de-l-acpr-en-dix-questions/&quot;&gt;Comprendre le rôle de l’ACPR en dix questions&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Une décision rendue par la cour d’appel de Grenoble le 15 janvier 2026 rappelle que le devoir d’information et de conseil ne s’arrête pas nécessairement lors de la souscription. Cette appréciation dépend toutefois des circonstances, du rôle exercé par l’intermédiaire et des opérations concernées. Il ne faut donc pas en déduire qu’un &lt;a href=&quot;/post/controle-interne-organiser-le-dispositif/&quot;&gt;contrôle&lt;/a&gt; automatique et identique est dû pour chaque contrat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En pratique, lors d’un versement complémentaire, d’un arbitrage ou d’une demande de rachat, il est pertinent de réexaminer l’objectif poursuivi et les effets de l’opération. L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution a renforcé le cadre du devoir de conseil pour l’assurance-vie et le PER, avec une mise en application progressive des exigences entre 2025 et 2028.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;conflits-dintérêts-et-rémunération--une-information-loyale&quot;&gt;Conflits d’intérêts et rémunération : une information loyale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le distributeur doit agir de manière honnête, impartiale et professionnelle, au mieux des intérêts du souscripteur. Cette exigence appelle une attention particulière lorsqu’une rémunération, une commission ou un avantage commercial est susceptible d’influencer la recommandation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le client n’a pas à maîtriser tous les mécanismes de rémunération du secteur. En revanche, il peut demander comment l’interlocuteur est rémunéré, si son conseil porte sur un choix large ou restreint de contrats et quelles sont les limites de son intervention. Ces questions contribuent à apprécier l’indépendance du conseil et à comparer les solutions proposées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La transparence ne dispense pas le souscripteur de relire les documents. Elle doit lui donner les moyens d’identifier les intérêts en présence et de décider sans confusion entre un conseil personnalisé et une simple présentation d’offre.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;que-faire-si-le-conseil-reçu-semble-inadapté-&quot;&gt;Que faire si le conseil reçu semble inadapté ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La première étape consiste à rassembler les documents disponibles : questionnaire, lettre de recommandation, conditions du contrat, relevés, courriels et comptes rendus de rendez-vous. Il est ensuite possible de solliciter le distributeur ou l’assureur afin d’obtenir une explication précise sur le conseil délivré et les opérations réalisées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un désaccord ne prouve pas à lui seul un manquement. L’analyse doit tenir compte des informations connues au moment du conseil, du contenu des échanges, du niveau de risque accepté et des documents signés. Pour une situation complexe ou un préjudice allégué, un avis adapté à votre &lt;a href=&quot;/post/agrement-bancaire-les-etapes-cles-du-dossier/&quot;&gt;dossier&lt;/a&gt; peut être nécessaire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;le-distributeur-doit-il-recommander-le-meilleur-contrat-du-marché-&quot;&gt;Le distributeur doit-il recommander le meilleur contrat du marché ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Son obligation consiste à proposer une solution cohérente avec les besoins et la situation du souscripteur, puis à expliquer les raisons de sa recommandation. Cela ne signifie pas qu’il doit comparer tous les contrats existants, mais le périmètre de son offre et son mode de rémunération doivent pouvoir être compris.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;un-versement-supplémentaire-impose-t-il-un-nouveau-conseil-&quot;&gt;Un versement supplémentaire impose-t-il un nouveau conseil ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un versement peut justifier un nouvel examen du projet, surtout si la situation du client ou l’allocation envisagée a évolué. Les modalités concrètes dépendent du contrat, de l’opération et du rôle du distributeur.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;les-unités-de-compte-doivent-elles-faire-lobjet-dune-explication-spécifique-&quot;&gt;Les unités de compte doivent-elles faire l’objet d’une explication spécifique ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Oui, le souscripteur doit être informé de leurs caractéristiques et du risque de variation de leur valeur. Il est essentiel de distinguer ces supports d’une garantie de capital.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;quels-éléments-conserver-après-la-souscription-dune-assurance-vie-&quot;&gt;Quels éléments conserver après la souscription d’une assurance-vie ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Conservez le contrat, les conditions applicables, les documents d’information, les recommandations reçues, les relevés et les échanges liés aux versements, rachats ou arbitrages. Ils faciliteront le suivi de votre épargne.&lt;/p&gt;
</content:encoded><updated/></item><item><title>Cartographie des risques : méthode pas à pas</title><link>https://acpr-banque-france.fr/article/cartographie-des-risques-methode-pas-a-pas/</link><guid isPermaLink="true">https://acpr-banque-france.fr/article/cartographie-des-risques-methode-pas-a-pas/</guid><description>Montrer comment hiérarchiser les risques d&apos;un établissement et tenir la carte à jour.</description><pubDate>Thu, 22 Oct 2026 00:00:00 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p&gt;Une cartographie des risques sert à transformer des risques dispersés en décisions concrètes. La méthode consiste à définir le périmètre, repérer les événements redoutés, évaluer leur probabilité et leurs conséquences, puis prioriser les actions de maîtrise. Le résultat n’est pas un simple tableau de couleurs : c’est un support partagé pour savoir quels risques traiter d’abord, qui agit et comment vérifier l’efficacité des mesures retenues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour construire une cartographie des risques utile, partez des processus réels de l’organisation, associez les personnes qui les connaissent, utilisez une grille de cotation commune et reliez chaque risque prioritaire à une action, un responsable et une date de revue.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;pourquoi-une-cartographie-des-risques-facilite-les-décisions&quot;&gt;Pourquoi une cartographie des risques facilite les décisions&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les risques existent déjà, qu’ils soient formalisés ou non. Ils peuvent concerner la continuité d’activité, les finances, les données, la qualité de service, la sécurité, la conformité ou la réputation. Sans vue d’ensemble, les équipes réagissent souvent aux urgences les plus visibles et négligent des fragilités moins bruyantes, mais plus importantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cartographie donne un langage commun. Elle aide à distinguer un danger possible d’un risque réellement exposé, à comparer des situations différentes et à affecter les ressources là où elles sont le plus nécessaires. Dans les démarches de prévention, elle peut aussi rendre les échanges plus concrets entre direction, responsables opérationnels et fonctions de contrôle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son intérêt dépend toutefois de sa qualité. Une liste générique copiée d’un modèle ne reflète pas les pratiques, les dépendances ou les points de rupture d’une structure. La démarche doit donc s’appuyer sur les activités réelles, les incidents observés, les changements en cours et les retours des personnes de terrain.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;préparer-le-périmètre-avant-de-recenser-les-risques&quot;&gt;Préparer le périmètre avant de recenser les risques&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Commencez par préciser ce que la cartographie doit couvrir. Une première version peut porter sur l’ensemble de l’organisation, sur une activité prioritaire ou sur un processus sensible. Un périmètre trop vaste peut ralentir le travail et produire des descriptions imprécises. À l’inverse, un périmètre très restreint risque de masquer des dépendances importantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Établissez ensuite une fiche de cadrage courte. Elle indique l’objectif, les processus étudiés, les personnes associées, la période de référence et le niveau de détail attendu. Cette étape évite les malentendus, notamment lorsque plusieurs services participent au recensement.&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Décrivez les processus concernés et leurs principales étapes.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Identifiez les acteurs qui exécutent, supervisent ou contrôlent ces activités.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Rassemblez les éléments disponibles : incidents, réclamations, contrôles, audits et évolutions prévues.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Définissez dès le départ la personne chargée de consolider les contributions.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Une organisation peut avancer progressivement. Il est souvent plus utile de démarrer avec les activités les plus exposées, de tester la méthode, puis d’étendre la couverture une fois les règles de cotation stabilisées.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;identifier-les-événements-redoutés-dans-chaque-processus&quot;&gt;Identifier les événements redoutés dans chaque processus&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La phase d’identification ne consiste pas à empiler des mots tels que « fraude », « panne » ou « erreur humaine ». Il faut préciser ce qui pourrait se produire, à quel moment, pour quelles causes possibles et avec quelles conséquences. Une formulation claire permet ensuite de choisir une réponse adaptée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, pour un processus de paiement, un risque peut être formulé ainsi : « un paiement est réalisé sur la base d’une information erronée ou non validée, entraînant une perte financière ou une difficulté de régularisation ». Cette formulation est plus exploitable qu’un intitulé vague comme « risque de paiement ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ateliers de travail sont particulièrement efficaces lorsqu’ils réunissent les personnes qui connaissent les étapes quotidiennes. Invitez-les à examiner les interfaces entre services, les tâches manuelles, les outils critiques, les remplacements, les prestataires et les situations inhabituelles. Les zones de passage sont souvent celles où l’information se perd ou où la responsabilité devient floue.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;questions-à-poser-pour-faire-émerger-les-risques-pertinents&quot;&gt;Questions à poser pour faire émerger les risques pertinents&lt;/h3&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Qu’est-ce qui empêcherait ce processus d’atteindre son objectif ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Quelles erreurs ont déjà été constatées ou ont failli se produire ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Quelles étapes dépendent d’une seule personne, d’un seul outil ou d’un seul fournisseur ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Quels contrôles sont prévus et lesquels sont réellement appliqués ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Quelles évolutions récentes modifient le niveau d’exposition ?&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;h2 id=&quot;évaluer-la-criticité-avec-une-grille-compréhensible&quot;&gt;Évaluer la criticité avec une grille compréhensible&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour comparer les risques, une cotation cohérente est indispensable. La plupart des démarches combinent au moins la probabilité de survenance et la gravité des conséquences. Selon le besoin, l’organisation peut ajouter la capacité de détection, la vitesse de propagation ou le niveau de maîtrise déjà en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plus important n’est pas de choisir une échelle complexe. C’est de définir ce que chaque niveau signifie. Les participants doivent pouvoir expliquer pourquoi un risque est considéré comme rare, probable, limité ou majeur. Sans critères partagés, les notes reflètent davantage la perception de chacun que la réalité opérationnelle.&lt;/p&gt;
&lt;table&gt;
&lt;thead&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;th&gt;Élément évalué&lt;/th&gt;
&lt;th&gt;Question de travail&lt;/th&gt;
&lt;th&gt;Résultat attendu&lt;/th&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Probabilité&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Dans quelles circonstances cet événement peut-il arriver ?&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Une appréciation fondée sur les pratiques et les signaux disponibles.&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Impact&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Quelles conséquences pour l’activité, les personnes, les finances ou la confiance ?&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Une estimation de la gravité si le risque survient.&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Maîtrise existante&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Quels contrôles réduisent déjà ce risque ?&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Une vision honnête des protections et de leurs limites.&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Priorité&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Faut-il agir immédiatement, planifier une amélioration ou surveiller ?&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Un ordre de traitement compréhensible par tous.&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;À lire aussi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;/post/controles-sur-place-comment-s-y-preparer/&quot;&gt;Contrôles sur place : comment s’y préparer&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;/post/controle-interne-organiser-le-dispositif/&quot;&gt;Contrôle interne : organiser le dispositif&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il peut être utile de distinguer le risque brut du risque résiduel. Le premier décrit l’exposition avant les contrôles existants. Le second tient compte des mesures déjà appliquées. Cet écart met en lumière les contrôles qui protègent réellement l’organisation et ceux qui doivent être renforcés.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;construire-une-matrice-qui-conduit-à-laction&quot;&gt;Construire une matrice qui conduit à l’action&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La matrice visuelle aide à repérer les priorités, mais elle ne remplace pas le registre détaillé. Chaque risque significatif doit comporter une description, son processus de rattachement, sa cotation, les mesures existantes, les actions décidées et un responsable identifié.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour passer de l’analyse à l’action, traitez les risques les plus critiques avec une logique simple : réduire la probabilité, limiter les conséquences, transférer une part de l’exposition lorsque cela est pertinent, ou accepter le risque de manière explicite. L’acceptation ne signifie pas l’oubli : elle doit reposer sur une décision assumée et documentée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un plan d’action solide précise ce qui doit changer dans la pratique. « Sensibiliser les équipes » est rarement suffisant seul. Une action plus opérationnelle pourrait viser la révision d’une validation, la séparation de certaines tâches, &lt;a href=&quot;/post/controle-interne-organiser-le-dispositif/&quot;&gt;un contrôle ciblé&lt;/a&gt;, une &lt;a href=&quot;/post/sanctions-de-l-acpr-la-procedure-expliquee/&quot;&gt;procédure&lt;/a&gt; de secours ou un indicateur de suivi.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;les-informations-qui-rendent-un-plan-de-traitement-pilotable&quot;&gt;Les informations qui rendent un plan de traitement pilotable&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour chaque action, indiquez le risque concerné, le résultat recherché, le responsable, les moyens nécessaires, l’échéance et le mode de vérification. Ajoutez un statut simple afin de distinguer ce qui est prévu, en cours, réalisé ou bloqué. Cette discipline évite que la cartographie reste un document présenté une fois par an sans effet sur les pratiques.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;faire-vivre-la-cartographie-des-risques-dans-le-temps&quot;&gt;Faire vivre la cartographie des risques dans le temps&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une cartographie est une photographie structurée à un moment donné. Elle doit évoluer lorsque l’organisation lance une nouvelle activité, modifie un outil, change de prestataire, connaît un incident notable ou constate que les contrôles ne fonctionnent pas comme prévu. Une revue périodique permet aussi de vérifier que les actions annoncées ont réellement réduit l’exposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prévoyez une gouvernance légère mais régulière : un pilote consolide les mises à jour, les responsables de processus signalent les changements et une instance adaptée arbitre les priorités. Conservez une trace des décisions importantes afin de comprendre, lors d’une revue ultérieure, pourquoi un risque a été reclassé ou une mesure abandonnée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cartographie devient alors un outil de pilotage. Elle relie les incidents, les contrôles, les projets et les décisions de management dans une même lecture. Sa valeur vient moins de la sophistication graphique que de la qualité des échanges et du suivi des engagements.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;qui-doit-participer-à-une-cartographie-des-risques-&quot;&gt;+Qui doit participer à une cartographie des risques ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le pilote de la démarche doit associer les responsables des processus et les personnes qui connaissent les opérations. Selon le périmètre, les fonctions de contrôle, de conformité, de sécurité ou de qualité peuvent apporter un regard complémentaire. La diversité des participants aide à repérer les risques qui ne figurent pas dans les procédures.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;quelle-différence-entre-un-risque-brut-et-un-risque-résiduel-&quot;&gt;+Quelle différence entre un risque brut et un risque résiduel ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le risque brut représente l’exposition avant prise en compte des mesures de maîtrise. Le risque résiduel correspond au niveau qui demeure après application des contrôles existants. Comparer les deux permet d’apprécier l’utilité réelle des dispositifs déjà en place.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;à-quelle-fréquence-revoir-une-cartographie-des-risques-&quot;&gt;+À quelle fréquence revoir une cartographie des risques ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La fréquence dépend de l’activité et des changements rencontrés. Une revue programmée est utile, mais des mises à jour doivent aussi être déclenchées après une évolution importante, un incident, un contrôle révélateur ou un changement de fonctionnement susceptible de modifier l’exposition.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;un-tableur-suffit-il-pour-réaliser-une-cartographie-des-risques-&quot;&gt;+Un tableur suffit-il pour réaliser une cartographie des risques ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un tableur peut convenir pour une première cartographie si les critères, les responsabilités et le suivi sont bien définis. L’outil ne garantit pas la qualité de l’analyse. Lorsque le volume de risques, les validations ou les &lt;a href=&quot;/post/assurance-vie-les-obligations-des-distributeurs/&quot;&gt;obligations&lt;/a&gt; de traçabilité augmentent, une solution plus structurée peut devenir nécessaire.&lt;/p&gt;
</content:encoded><updated/></item><item><title>Comprendre le rôle de l&apos;ACPR en dix questions</title><link>https://acpr-banque-france.fr/article/comprendre-le-role-de-l-acpr-en-dix-questions/</link><guid isPermaLink="true">https://acpr-banque-france.fr/article/comprendre-le-role-de-l-acpr-en-dix-questions/</guid><description>Poser les bases du superviseur : périmètre, pouvoirs, articulation avec la Banque de France et l&apos;AMF.</description><pubDate>Thu, 22 Oct 2026 00:00:00 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p&gt;Comprendre le rôle de l’ACPR en dix &lt;a href=&quot;/post/depots-et-retraits-le-plafond-en-questions/&quot;&gt;questions&lt;/a&gt; permet de situer cette autorité dans le paysage &lt;a href=&quot;/post/agrement-bancaire-les-etapes-cles-du-dossier/&quot;&gt;bancaire&lt;/a&gt; et assurantiel français. L’Autorité de &lt;a href=&quot;/post/controle-interne-organiser-le-dispositif/&quot;&gt;contrôle&lt;/a&gt; prudentiel et de résolution surveille les établissements de banque et d’assurance afin d’apprécier leur solidité financière et de contribuer à la protection de leur clientèle. Elle est adossée à la Banque de France. Son action ne consiste donc pas à gérer les contrats ou les comptes au quotidien, mais à vérifier que les acteurs concernés disposent d’une organisation et de moyens adaptés à leurs activités.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’ACPR est l’autorité française chargée du contrôle prudentiel des banques et des assurances, ainsi que de la préparation et de la gestion des situations de crise. Elle vise notamment la stabilité du secteur financier et la protection des clients.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;1-que-signifie-le-sigle-acpr-&quot;&gt;1. Que signifie le sigle ACPR ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;ACPR signifie Autorité de contrôle prudentiel et de résolution. Ces deux notions résument son champ d’action. Le contrôle prudentiel porte sur la santé financière des établissements. La résolution concerne la prévention et le traitement des crises qui peuvent toucher le secteur bancaire ou l’assurance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le terme prudentiel peut sembler technique. Il renvoie pourtant à une idée simple : une banque ou un assureur doit pouvoir honorer ses engagements et continuer à fonctionner dans un cadre organisé. L’ACPR examine cet enjeu avec une vision d’ensemble, au-delà de la relation entre un client et son établissement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;2-pourquoi-lacpr-a-t-elle-été-créée-&quot;&gt;2. Pourquoi l’ACPR a-t-elle été créée ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L’ACPR a été créée en 2010, dans le contexte qui a suivi la crise financière de 2008. La volonté était de réunir et de renforcer la surveillance prudentielle des banques et des assurances en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette origine éclaire sa mission actuelle. Lorsqu’un établissement rencontre de graves difficultés, les conséquences peuvent dépasser ses seuls clients. Elles peuvent concerner des épargnants, des assurés, des entreprises et, plus largement, la confiance dans le système financier. La supervision cherche à détecter les fragilités et à préparer les réponses appropriées.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;3-quels-acteurs-sont-contrôlés-par-lacpr-en-france-&quot;&gt;3. Quels acteurs sont contrôlés par l’ACPR en France ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L’ACPR exerce son contrôle sur le secteur des banques et des assurances en France. Son rôle s’inscrit donc dans un périmètre très large, qui recouvre des activités essentielles de la vie économique : comptes, crédits, &lt;a href=&quot;/post/epargne-reglementee-ce-qui-change-en-2025/&quot;&gt;épargne&lt;/a&gt;, assurance habitation, assurance automobile ou couverture de risques professionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contrôle ne signifie pas que chaque opération d’un particulier fait l’objet d’un examen par l’autorité. L’ACPR s’intéresse à la situation, aux pratiques et à l’organisation des établissements relevant de son champ de compétence. Cette distinction aide à comprendre ce qu’un client peut raisonnablement attendre de son intervention.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;4-que-vérifie-le-contrôle-prudentiel-&quot;&gt;4. Que vérifie le contrôle prudentiel ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le contrôle prudentiel vise à s’assurer de la bonne santé financière des établissements. En pratique, l’enjeu est d’apprécier leur capacité à faire face à leurs engagements et à exercer leur activité dans des conditions suffisamment solides.&lt;/p&gt;
&lt;table&gt;
&lt;thead&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;th&gt;Notion&lt;/th&gt;
&lt;th&gt;Ce qu’elle recouvre&lt;/th&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Solidité financière&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;La capacité de l’établissement à respecter ses engagements.&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Organisation&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;La manière dont l’établissement encadre et suit son activité.&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Prévention&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;L’identification de difficultés avant qu’elles ne deviennent une crise.&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Cette surveillance participe à la stabilité du système financier. Elle ne supprime pas tous les risques liés à l’économie ou aux marchés, mais elle cherche à ce que les établissements concernés soient mieux préparés à les affronter.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;5-à-quoi-sert-la-résolution-bancaire-et-assurantielle-&quot;&gt;5. À quoi sert la résolution bancaire et assurantielle ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La résolution désigne les mesures de prévention et de traitement des crises dans les domaines de la banque et de l’assurance. Il ne s’agit pas d’une procédure ordinaire appliquée à chaque difficulté commerciale. Elle répond à des situations où la continuité, la stabilité ou les engagements d’un acteur financier peuvent être menacés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette mission complète le contrôle prudentiel. Le premier volet cherche à limiter l’apparition de fragilités graves. Le second prépare un cadre d’action lorsque la prévention ne suffit plus. Ainsi, l’ACPR ne se limite pas à constater une situation : elle participe aussi à l’anticipation des crises.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;6-quel-lien-existe-entre-lacpr-et-la-banque-de-france-&quot;&gt;6. Quel lien existe entre l’ACPR et la Banque de France ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L’ACPR est une autorité administrative adossée à la Banque de France. Ses agents sont employés par celle-ci et l’autorité s’appuie sur certaines fonctions supports de la Banque de France, notamment pour la gestion du personnel, l’immobilier ou l’informatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce rattachement ne réduit pas son rôle à un simple service administratif. Il permet une mutualisation de moyens dans le cadre des missions de la Banque de France. L’ACPR dispose également d’un budget annexe, alimenté principalement par les contributions des entités qu’elle supervise.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;À lire aussi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;/post/externalisation-it-la-vigilance-de-l-acpr/&quot;&gt;Externalisation IT : la vigilance de l’ACPR&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;/post/sanctions-de-l-acpr-la-procedure-expliquee/&quot;&gt;Sanctions de l’ACPR : la procédure expliquée&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;h2 id=&quot;7-lacpr-protège-t-elle-directement-chaque-client-&quot;&gt;7. L’ACPR protège-t-elle directement chaque client ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L’ACPR a pour objectif de contribuer à la protection de la clientèle, mais elle ne remplace pas le service client, le médiateur ou les voies de recours &lt;a href=&quot;/post/fonds-propres-lire-un-ratio-cet1-sans-erreur/&quot;&gt;propres&lt;/a&gt; à un litige individuel. Une contestation sur un prélèvement, un sinistre ou l’exécution d’un contrat nécessite généralement d’abord un échange avec l’établissement concerné.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son action se situe à un autre niveau. En surveillant les pratiques et la robustesse des professionnels, l’autorité contribue à un environnement plus fiable pour les clients. Cette protection est donc à la fois collective et préventive.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;8-lacpr-décide-t-elle-du-prix-des-crédits-ou-des-assurances-&quot;&gt;8. L’ACPR décide-t-elle du prix des crédits ou des assurances ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Non. L’ACPR n’a pas pour mission de fixer les taux d’un crédit, le montant d’une prime d’assurance ou les tarifs proposés par une banque. Ces décisions relèvent des établissements dans le cadre des règles qui leur sont applicables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son intervention porte plutôt sur la surveillance prudentielle et sur la manière dont les professionnels exercent leurs activités. Pour comparer une offre, comprendre une tarification ou contester une décision commerciale, le client doit se tourner vers les interlocuteurs compétents de son dossier.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;9-comment-comprendre-les-limites-de-lintervention-de-lacpr-&quot;&gt;9. Comment comprendre les limites de l’intervention de l’ACPR ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour savoir si l’ACPR est l’interlocutrice adaptée, il faut distinguer une difficulté personnelle d’un enjeu de supervision. Un problème de compte ou de contrat concerne d’abord la relation avec la banque ou l’assureur. Une question sur la stabilité, l’organisation ou les pratiques d’un acteur financier relève davantage de la logique de contrôle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette frontière évite des attentes déçues. L’autorité ne peut pas se substituer à chaque démarche individuelle, mais son rôle reste déterminant pour maintenir un cadre de confiance dans les secteurs bancaire et assurantiel.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;10-pourquoi-connaître-le-rôle-de-lacpr-est-il-utile-&quot;&gt;10. Pourquoi connaître le rôle de l’ACPR est-il utile ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Comprendre le rôle de l’ACPR en dix questions permet de mieux lire les informations liées aux banques, aux assurances et aux crises financières. On saisit plus facilement pourquoi la solidité d’un établissement, la prévention des risques et la protection de la clientèle sont liées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce repère est utile sans exiger de connaissances financières avancées. Il rappelle qu’une banque ou un assureur n’agit pas seul : son activité s’inscrit dans un cadre de supervision conçu pour protéger le bon fonctionnement d’un secteur essentiel à l’économie.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;quelle-différence-entre-lacpr-et-une-banque-&quot;&gt;Quelle différence entre l’ACPR et une banque ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Une banque propose des services financiers à ses clients. L’ACPR est une autorité de contrôle qui surveille les établissements de banque et d’assurance relevant de son champ d’action.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;lacpr-contrôle-t-elle-aussi-les-compagnies-dassurance-&quot;&gt;L’ACPR contrôle-t-elle aussi les compagnies d’assurance ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Oui. L’ACPR est chargée du contrôle du secteur des banques et des assurances en France.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;pourquoi-la-solidité-dun-assureur-intéresse-t-elle-lacpr-&quot;&gt;Pourquoi la solidité d’un assureur intéresse-t-elle l’ACPR ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Parce que le contrôle prudentiel vise à vérifier la bonne santé financière des établissements et leur capacité à faire face à leurs engagements.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;la-résolution-concerne-t-elle-uniquement-les-banques-&quot;&gt;La résolution concerne-t-elle uniquement les banques ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Non. La résolution couvre des mesures de prévention et de traitement des crises dans les domaines de la banque et de l’assurance.&lt;/p&gt;
</content:encoded><updated/></item><item><title>Contrôle interne : organiser le dispositif</title><link>https://acpr-banque-france.fr/article/controle-interne-organiser-le-dispositif/</link><guid isPermaLink="true">https://acpr-banque-france.fr/article/controle-interne-organiser-le-dispositif/</guid><description>Proposer une méthode pour structurer les trois lignes de défense dans un établissement de taille moyenne.</description><pubDate>Thu, 22 Oct 2026 00:00:00 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p&gt;Organiser un dispositif de contrôle interne consiste à relier les risques réels de l’organisation à des contrôles simples, attribués et traçables. Il ne s’agit pas d’empiler des procédures, mais de savoir qui décide, qui exécute, qui vérifie et comment une anomalie est corrigée. Dans les secteurs &lt;a href=&quot;/post/agrement-bancaire-les-etapes-cles-du-dossier/&quot;&gt;bancaire&lt;/a&gt;, financier, des paiements et de l’assurance, cette organisation doit aussi répondre à un cadre prudentiel exigeant. Une démarche utile commence par les activités sensibles, clarifie les responsabilités, documente les contrôles et suit les actions jusqu’à leur clôture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour organiser le dispositif, partez des risques significatifs, désignez un responsable pour chaque contrôle, formalisez la preuve attendue et prévoyez un suivi des écarts. La direction doit pouvoir comprendre rapidement ce qui est maîtrisé, ce qui ne l’est pas encore et les mesures décidées.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;contrôle-interne--organiser-le-dispositif-autour-des-risques-prioritaires&quot;&gt;Contrôle interne : organiser le dispositif autour des risques prioritaires&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le contrôle interne vise à donner une assurance raisonnable sur la conformité, la fiabilité des informations, la sécurité des opérations et la maîtrise des risques. Dans une structure soumise au contrôle prudentiel, il contribue notamment à vérifier que les opérations, l’organisation et les procédures sont adaptées aux exigences applicables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La première erreur consiste à démarrer par un modèle de &lt;a href=&quot;/post/sanctions-de-l-acpr-la-procedure-expliquee/&quot;&gt;procédure&lt;/a&gt; ou un tableau de contrôles générique. Un dispositif solide part du fonctionnement concret : ouverture d’un compte, entrée en relation, traitement d’un paiement, gestion d’un incident, production d’un reporting, délégation d’un pouvoir ou traitement d’une réclamation. Pour chaque activité, l’équipe identifie ce qui pourrait mal se passer, les conséquences possibles et les garde-fous déjà en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette approche évite deux écueils. Le premier est le contrôle théorique, rédigé mais jamais réalisé. Le second est le contrôle excessif, qui ralentit les équipes sans améliorer réellement la maîtrise du risque. Un contrôle doit répondre à une question précise : quel risque réduit-il, à quel moment intervient-il et quelle preuve permet d’établir qu’il a bien été exécuté ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;poser-une-gouvernance-compréhensible-par-tous-les-acteurs&quot;&gt;Poser une gouvernance compréhensible par tous les acteurs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un dispositif ne devient opérationnel que lorsque les rôles sont lisibles. La direction fixe le niveau d’exigence, valide les orientations et reçoit une information suffisamment claire pour arbitrer. Les responsables opérationnels maîtrisent leurs processus au quotidien. Les fonctions de risque et de conformité apportent un regard de second niveau sur les dispositifs, tandis que l’audit interne évalue de façon indépendante la qualité d’ensemble lorsque cette fonction existe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La séparation des responsabilités mérite une attention particulière. Une même personne ne devrait pas pouvoir engager seule une opération sensible, la valider, puis en contrôler a posteriori la régularité. Lorsque les effectifs sont limités, il est préférable de documenter une mesure compensatoire réaliste, par exemple une revue périodique par un responsable distinct, plutôt que de prétendre appliquer une séparation impossible.&lt;/p&gt;
&lt;table&gt;
&lt;thead&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;th&gt;Élément à définir&lt;/th&gt;
&lt;th&gt;Question pratique&lt;/th&gt;
&lt;th&gt;Trace utile&lt;/th&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Propriétaire du processus&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Qui est responsable de son bon fonctionnement ?&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Fiche de processus ou matrice de responsabilités&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Responsable du contrôle&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Qui réalise la vérification et à quelle fréquence ?&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Plan de contrôle et preuve d’exécution&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Destinataire des alertes&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Qui décide lorsqu’un écart significatif apparaît ?&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Procédure d’escalade et compte rendu&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Responsable de l’action&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Qui corrige la cause de l’écart ?&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Plan d’action daté et suivi de clôture&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Cette répartition doit rester adaptée à la taille de l’organisme. Une petite équipe n’a pas besoin de reproduire l’organigramme d’un grand groupe. Elle doit toutefois éviter les zones sans responsable, les délégations informelles et les décisions impossibles à retracer.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;cartographier-les-processus-avant-de-construire-le-plan-de-contrôle&quot;&gt;Cartographier les processus avant de construire le plan de contrôle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une &lt;a href=&quot;/post/cartographie-des-risques-methode-pas-a-pas/&quot;&gt;cartographie&lt;/a&gt; efficace décrit les enchaînements importants sans chercher à représenter chaque geste. Elle met en évidence les entrées, les décisions, les outils utilisés, les sorties et les intervenants. Elle révèle souvent des risques concrets : saisie manuelle non revue, accès informatique trop large, validation tardive, donnée non réconciliée ou dépendance à une personne clé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À ce stade, il est utile de distinguer les contrôles préventifs des contrôles détectifs. Un contrôle préventif bloque ou encadre une opération avant qu’elle ne produise un effet. Un contrôle détectif repère une anomalie après coup afin de la corriger et d’en comprendre la cause. Les deux sont complémentaires. Une validation d’habilitation avant accès limite le risque en amont, tandis qu’une revue régulière des droits permet de détecter les écarts persistants.&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Recenser les processus qui ont un impact réglementaire, financier, opérationnel ou sur les données.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Identifier les points de décision, les ruptures de flux et les opérations manuelles.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Évaluer les risques selon leur importance et la qualité des mesures déjà en place.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Choisir des contrôles proportionnés, réalisables et suffisamment probants.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Documenter les exceptions et les circuits d’escalade.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;La cartographie n’est pas un document figé. Un changement de produit, de prestataire, d’outil ou d’organisation peut modifier la nature du risque. Une revue déclenchée par les évolutions importantes est souvent plus pertinente qu’une actualisation purement administrative.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;créer-des-contrôles-exécutables-et-réellement-probants&quot;&gt;Créer des contrôles exécutables et réellement probants&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une formulation comme « le responsable vérifie régulièrement » ne permet ni d’exécuter le contrôle de manière homogène, ni d’en démontrer la réalisation. Pour être utile, une fiche de contrôle précise l’objectif, le périmètre, la fréquence, la méthode, le responsable, la preuve attendue et la conduite à tenir en cas d’écart.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;À lire aussi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;/post/controles-sur-place-comment-s-y-preparer/&quot;&gt;Contrôles sur place : comment s’y préparer&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;/post/lcb-ft-les-attentes-de-l-acpr-pour-les-banques/&quot;&gt;LCB-FT : les attentes de l’ACPR pour les banques&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La preuve ne doit pas être confondue avec une simple déclaration. Selon le contrôle, il peut s’agir d’un rapport extrait d’un outil, d’une liste revue et signée, d’un rapprochement documenté, d’un procès-verbal de validation ou d’un ticket d’incident. Le niveau de détail doit permettre à un tiers de comprendre ce qui a été contrôlé et le résultat obtenu, sans transformer chaque contrôle en dossier disproportionné.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La qualité du dispositif dépend également de la cohérence entre les politiques, les procédures et la pratique. Des documents très complets ne compensent pas une règle inconnue des équipes ou une opération réalisée différemment de la procédure. Les responsables doivent donc expliquer les contrôles qui les concernent et intégrer leur exécution dans le travail courant.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;suivre-les-anomalies-jusquà-la-correction-durable&quot;&gt;Suivre les anomalies jusqu’à la correction durable&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un écart relevé n’est pas la preuve d’un dispositif défaillant. Il devient préoccupant lorsqu’il n’est pas analysé, qu’il se répète ou qu’aucune correction n’est suivie. Chaque anomalie significative mérite une qualification : description factuelle, processus concerné, impact potentiel, mesure immédiate, cause probable, responsable de l’action et date cible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le suivi doit distinguer la fermeture apparente de la résolution effective. Mettre à jour une procédure ne suffit pas si l’outil, la formation ou le circuit de validation n’ont pas changé. Avant de clôturer une action, il est pertinent de vérifier que la mesure a bien été appliquée et qu’elle réduit le risque identifié.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants et l’organe de surveillance n’ont pas nécessairement besoin de lire toutes les fiches de contrôle. Ils doivent en revanche recevoir une vision synthétique des risques majeurs, des incidents significatifs, des contrôles non exécutés, des écarts récurrents et de l’avancement des plans d’action. Cette information rend le pilotage possible et permet d’allouer les moyens là où ils sont le plus nécessaires.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;faire-vivre-le-contrôle-interne-dans-les-activités-courantes&quot;&gt;Faire vivre le contrôle interne dans les activités courantes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le bon rythme dépend des risques et du volume d’activité. Certains contrôles doivent être réalisés au fil de l’eau, notamment lorsque l’erreur serait difficile à corriger. D’autres peuvent être mensuels, trimestriels ou déclenchés par un événement. L’important est de pouvoir justifier ce choix et de réviser la fréquence si les incidents, les changements de périmètre ou les résultats de contrôle le demandent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un dispositif mature reste lisible. Il relie les risques à des contrôles identifiés, les contrôles à des preuves accessibles et les anomalies à des décisions suivies. Cette continuité facilite les travaux internes, les revues de conformité et les échanges avec les parties prenantes, tout en donnant aux équipes une méthode de travail plus sûre.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;qui-porte-la-responsabilité-du-contrôle-interne-dans-un-établissement-&quot;&gt;+Qui porte la responsabilité du contrôle interne dans un établissement ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La direction porte la responsabilité globale de l’organisation du dispositif. Les responsables opérationnels appliquent et pilotent les contrôles de leurs processus, tandis que les fonctions spécialisées apportent leur expertise et leur regard de second niveau selon l’organisation retenue.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;comment-choisir-les-contrôles-à-mettre-en-place-en-priorité-&quot;&gt;+Comment choisir les contrôles à mettre en place en priorité ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il faut commencer par les risques significatifs, les opérations sensibles, les &lt;a href=&quot;/post/assurance-vie-les-obligations-des-distributeurs/&quot;&gt;obligations&lt;/a&gt; applicables et les points où une erreur serait coûteuse ou difficile à corriger. Chaque contrôle doit avoir un objectif explicite et une preuve d’exécution adaptée.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;quelle-documentation-conserver-pour-un-dispositif-de-contrôle-interne-&quot;&gt;+Quelle documentation conserver pour un dispositif de contrôle interne ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La documentation peut inclure la cartographie des processus et des risques, les politiques et procédures, le plan de contrôle, les preuves d’exécution, les comptes rendus de gouvernance et le suivi des actions correctrices. Son niveau de détail doit rester proportionné à l’activité.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;pourquoi-distinguer-contrôle-interne-et-audit-interne-&quot;&gt;+Pourquoi distinguer contrôle interne et audit interne ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le contrôle interne fait partie de la maîtrise quotidienne des activités et mobilise l’ensemble des acteurs concernés. L’audit interne apporte, lorsqu’il est organisé, une évaluation indépendante de la qualité et de l’efficacité du dispositif.&lt;/p&gt;
</content:encoded><updated/></item><item><title>Contrôles sur place : comment s&apos;y préparer</title><link>https://acpr-banque-france.fr/article/controles-sur-place-comment-s-y-preparer/</link><guid isPermaLink="true">https://acpr-banque-france.fr/article/controles-sur-place-comment-s-y-preparer/</guid><description>Méthodologie pour anticiper une inspection de l&apos;ACPR : documents à réunir, interlocuteurs à mobiliser et erreurs à éviter pendant et après le contrôle.</description><pubDate>Thu, 22 Oct 2026 00:00:00 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p&gt;Pour préparer un contrôle sur place, désignez rapidement un pilote, relisez le périmètre annoncé, centralisez les preuves utiles et organisez des réponses cohérentes entre les équipes. L’objectif n’est pas de produire davantage de documents, mais de démontrer que l’organisation fonctionne réellement, que les risques sont connus et que les écarts sont suivis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les contrôles sur place peuvent porter sur un thème précis ou sur une appréciation plus large de la situation d’un établissement. Pour les acteurs relevant de l’ACPR, ils complètent le contrôle permanent mené à partir des informations et reportings transmis. Une préparation utile commence donc par une idée simple : retrouver la logique entre les procédures écrites, les décisions prises, les données disponibles et les pratiques quotidiennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attendre l’arrivée de la mission pour répartir les rôles crée souvent de l’incertitude. À l’inverse, une organisation préparée permet de répondre sans précipitation, de limiter les versions contradictoires et de faire remonter les difficultés réelles au bon niveau. Cette démarche ne remplace pas un conseil adapté à votre situation, notamment lorsqu’un sujet réglementaire complexe est en cause, mais elle donne une base de travail solide.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;contrôles-sur-place--ce-que-la-mission-cherche-à-établir&quot;&gt;Contrôles sur place : ce que la mission cherche à établir&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un contrôle sur place vise à vérifier le respect des règles applicables à l’activité de l’entité contrôlée. Selon son périmètre, il peut examiner la gestion des risques, l’organisation interne, les dispositifs de contrôle, la protection de la clientèle ou encore la &lt;a href=&quot;/post/lcb-ft-les-attentes-de-l-acpr-pour-les-banques/&quot;&gt;prévention du blanchiment des capitaux&lt;/a&gt; et du financement du terrorisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contrôle ne se limite pas à lire un manuel de procédures. Les contrôleurs peuvent demander des documents, accéder aux locaux professionnels et échanger avec les dirigeants comme avec les collaborateurs. La question centrale devient alors : pouvez-vous expliquer de façon factuelle comment une règle est appliquée, contrôlée et corrigée lorsqu’une anomalie apparaît ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mission dispose généralement d’un responsable identifié, qui organise les travaux et constitue l’interlocuteur principal de l’entité. Dès réception des premières informations, il est préférable de créer un circuit unique pour les demandes, les réponses et les validations. Chaque personne doit savoir qui répond, qui vérifie et qui autorise l’envoi.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;mettre-en-place-une-cellule-de-pilotage-avant-larrivée-des-contrôleurs&quot;&gt;Mettre en place une cellule de pilotage avant l’arrivée des contrôleurs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La qualité de la coordination compte autant que la qualité des pièces. Le pilote de mission, souvent issu de la conformité, du contrôle interne ou de la direction générale, ne doit pas travailler seul. Il rassemble les responsables opérationnels concernés, les équipes risques, les fonctions financières, les systèmes d’information et, si nécessaire, les fonctions juridiques.&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Un pilote de mission&lt;/strong&gt; tient le calendrier, centralise les demandes et arbitre les priorités.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Un référent par domaine&lt;/strong&gt; prépare les éléments de preuve et explique les processus de son périmètre.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Un valideur&lt;/strong&gt; relit les réponses sensibles avant leur transmission.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Un secrétariat de mission&lt;/strong&gt; conserve la trace des demandes, livrables, versions et échéances.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Formalisez cette répartition dans une feuille de suivi partagée. Pour chaque demande, indiquez sa date de réception, son propriétaire, les documents attendus, les points à valider et la date d’envoi. Ce registre devient aussi un outil de mémoire lorsque plusieurs équipes interviennent sur le même sujet.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;cartographier-le-périmètre-et-les-preuves-attendues&quot;&gt;Cartographier le périmètre et les preuves attendues&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une bonne préparation ne consiste pas à envoyer une archive massive. Elle consiste à relier chaque affirmation à une preuve accessible, datée et compréhensible. Commencez par transformer le périmètre de la mission en thèmes opérationnels. Pour chaque thème, identifiez les règles internes, les responsables, les outils utilisés, les contrôles réalisés et les incidents déjà connus.&lt;/p&gt;
&lt;table&gt;
&lt;thead&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;th&gt;Élément à examiner&lt;/th&gt;
&lt;th&gt;Question de préparation&lt;/th&gt;
&lt;th&gt;Preuve à retrouver&lt;/th&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Gouvernance&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Qui décide et qui contrôle ?&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Comptes rendus, délégations, plans d’action&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Procédures&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Le document reflète-t-il la pratique actuelle ?&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Version en vigueur, date de revue, circuit d’approbation&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Contrôle interne&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Les contrôles sont-ils tracés et exploités ?&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Plans de contrôle, résultats, alertes, corrections&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Données&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Les chiffres fournis peuvent-ils être expliqués ?&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Sources, extractions, rapprochements, contrôles de qualité&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Incidents&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Comment les écarts ont-ils été traités ?&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Registre, analyse de cause, responsable, échéance&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Cette cartographie fait ressortir les incohérences avant qu’elles ne soient relevées pendant les entretiens. Une &lt;a href=&quot;/post/sanctions-de-l-acpr-la-procedure-expliquee/&quot;&gt;procédure&lt;/a&gt; ancienne, une preuve introuvable ou un indicateur non rapproché n’est pas nécessairement un problème insurmontable. En revanche, il est risqué de l’ignorer ou de présenter une explication improvisée.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;tester-la-cohérence-entre-les-documents-et-les-pratiques&quot;&gt;Tester la cohérence entre les documents et les pratiques&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les équipes connaissent souvent leur activité, mais elles ne décrivent pas toujours un processus de la même manière. Organisez des entretiens internes courts avec les personnes susceptibles d’être sollicitées. Demandez-leur de présenter un cas concret, depuis l’événement initial jusqu’au contrôle et à l’éventuelle correction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce test permet d’observer la réalité du dispositif. Si une personne cite un contrôle qui n’est pas tracé, si un fichier est géré hors du circuit officiel ou si une validation dépend d’un seul collaborateur, le point mérite d’être documenté et traité. Le but n’est pas d’apprendre un discours, mais d’aligner les explications sur des faits vérifiables.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;À lire aussi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;/post/cartographie-des-risques-methode-pas-a-pas/&quot;&gt;Cartographie des risques : méthode pas à pas&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;/post/controle-interne-organiser-le-dispositif/&quot;&gt;Contrôle interne : organiser le dispositif&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Préparez également les données utilisées dans les réponses. Une extraction doit pouvoir être reliée à sa source, à sa période, à ses règles de calcul et aux contrôles de fiabilité effectués. Lorsqu’une donnée comporte une limite connue, mieux vaut l’indiquer avec précision et présenter la mesure de sécurisation engagée.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;préparer-les-entretiens-et-les-demandes-documentaires&quot;&gt;Préparer les entretiens et les demandes documentaires&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lors d’un entretien, une réponse claire suit généralement quatre étapes : elle décrit le processus, identifie la personne responsable, montre la preuve disponible et précise la manière dont les anomalies sont remontées. Les réponses trop générales donnent peu de prise à la vérification. Les réponses inutilement défensives peuvent aussi brouiller le message.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant chaque échange, transmettez au participant un bref &lt;a href=&quot;/post/agrement-bancaire-les-etapes-cles-du-dossier/&quot;&gt;dossier&lt;/a&gt; : objet de l’entretien, documents déjà communiqués, faits à connaître et coordonnées du référent de mission. Prévoyez qu’un second représentant puisse compléter une réponse technique, sans multiplier les intervenants. Après l’échange, consignez les documents promis et les précisions à fournir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les demandes écrites, évitez les envois partiels sans explication. Si un document n’existe pas, s’il est en cours de mise à jour ou s’il ne couvre pas exactement la période demandée, expliquez le point de façon factuelle. Gardez une copie de chaque transmission et de ses annexes afin de conserver une vision identique à celle de la mission.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;traiter-les-écarts-sans-les-dissimuler&quot;&gt;Traiter les écarts sans les dissimuler&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une mission de contrôle peut mettre en évidence des faiblesses, y compris dans une organisation qui a préparé ses travaux. La réponse la plus utile consiste à qualifier l’écart : quel processus est concerné, depuis quand, quelles conséquences possibles, quelles mesures immédiates et quel plan de correction ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un plan crédible désigne un responsable, une action précise, une échéance réaliste et une modalité de contrôle de l’avancement. Il doit aussi distinguer ce qui est déjà corrigé de ce qui reste à faire. Annoncer une régularisation sans élément concret fragilise la réponse. À l’inverse, un suivi régulier des actions permet de montrer que l’établissement pilote réellement le sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après les échanges de mission, conservez les enseignements dans votre dispositif de contrôle interne. Les points relevés peuvent améliorer les procédures, les formations, les contrôles de second niveau ou la qualité des données. La meilleure préparation du prochain contrôle se construit souvent dans les mois qui suivent le précédent.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;quand-faut-il-commencer-à-préparer-un-contrôle-sur-place-&quot;&gt;Quand faut-il commencer à préparer un contrôle sur place ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dès que le périmètre et les premiers éléments de mission sont connus, il faut installer le pilotage et lancer la collecte. Toutefois, la préparation la plus efficace repose sur des preuves tenues à jour en continu, plutôt que sur une mobilisation tardive.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;quels-documents-sont-les-plus-utiles-pendant-un-contrôle-acpr-&quot;&gt;Quels documents sont les plus utiles pendant un contrôle ACPR ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les pièces pertinentes dépendent du thème contrôlé. Les procédures en vigueur, les preuves de contrôle, les comptes rendus de gouvernance, les données sources et le suivi des actions correctrices constituent généralement une base utile lorsqu’ils correspondent bien au périmètre annoncé.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;comment-répondre-à-une-faiblesse-identifiée-avant-la-mission-&quot;&gt;Comment répondre à une faiblesse identifiée avant la mission ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il est préférable de la qualifier objectivement, d’évaluer son incidence et de présenter un plan d’action suivi. Une réponse précise sur les mesures en cours est plus solide qu’une affirmation vague selon laquelle le sujet serait réglé.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;qui-doit-participer-aux-entretiens-avec-les-contrôleurs-&quot;&gt;Qui doit participer aux entretiens avec les contrôleurs ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La présence doit rester adaptée au sujet. Le responsable opérationnel concerné, un expert technique si nécessaire et le référent de mission suffisent souvent. Cette organisation facilite des échanges compréhensibles et évite les réponses dispersées.&lt;/p&gt;
</content:encoded><updated/></item><item><title>Crédit immobilier : calculer son taux d&apos;endettement</title><link>https://acpr-banque-france.fr/article/credit-immobilier-calculer-son-taux-d-endettement/</link><guid isPermaLink="true">https://acpr-banque-france.fr/article/credit-immobilier-calculer-son-taux-d-endettement/</guid><description>Expliquer la norme d&apos;octroi du crédit et la marge de souplesse laissée aux banques.</description><pubDate>Thu, 22 Oct 2026 00:00:00 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p&gt;Pour calculer votre taux d’endettement, divisez vos charges mensuelles, y compris la future mensualité du crédit immobilier, par vos revenus mensuels réguliers, puis multipliez par 100. Exemple : avec 1 400 € de charges et 4 000 € de revenus, le résultat est de 35 %. Ce repère permet d’estimer votre marge avant de chercher un bien, mais la banque examine aussi la stabilité de vos ressources et votre budget restant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant de signer un compromis ou de consulter plusieurs &lt;a href=&quot;/post/lcb-ft-les-attentes-de-l-acpr-pour-les-banques/&quot;&gt;banques&lt;/a&gt;, connaître son taux d’endettement permet de poser un budget immobilier réaliste. Le calcul est simple sur le papier, mais le résultat dépend de ce que vous placez dans les revenus et les charges. Une mensualité oubliée ou un revenu compté avec trop d’optimisme peut modifier fortement l’enveloppe envisagée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le taux d’endettement ne donne donc pas une réponse définitive sur l’accord d’un prêt. Il sert d’abord à mesurer la place que prendra le crédit dans vos finances mensuelles. Bien préparé, il vous aide à comparer plusieurs scénarios : achat seul ou à deux, conservation d’un crédit auto, apport plus élevé, durée différente ou vente préalable d’un bien.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;crédit-immobilier--calculer-son-taux-dendettement-avec-la-bonne-formule&quot;&gt;Crédit immobilier : calculer son taux d’endettement avec la bonne formule&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La formule de base est la suivante :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Taux d’endettement = (total des charges mensuelles ÷ total des revenus mensuels) × 100&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour un projet immobilier, le total des charges doit intégrer les échéances déjà payées et la mensualité envisagée pour le nouveau financement. Celle-ci mérite une attention particulière : elle peut comprendre le remboursement du prêt et l’assurance emprunteur selon les modalités retenues pour l’étude du &lt;a href=&quot;/post/agrement-bancaire-les-etapes-cles-du-dossier/&quot;&gt;dossier&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenons un foyer dont les revenus mensuels réguliers s’élèvent à 4 000 €. Il rembourse déjà 250 € par mois pour un crédit à la consommation. Le futur crédit immobilier représente 1 150 € par mois. Ses charges sont donc de 1 400 € et son calcul est : (1 400 ÷ 4 000) × 100. Son taux d’endettement atteint 35 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce calcul donne une photographie utile à un instant donné. Il faut le reprendre dès qu’un élément change, par exemple lorsqu’un crédit arrive à son terme, qu’une pension évolue ou qu’une nouvelle mensualité est envisagée. Un tableur ou une simple feuille de calcul évite de mélanger des montants mensuels et annuels.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;quels-revenus-et-quelles-charges-inscrire-dans-votre-calcul-&quot;&gt;Quels revenus et quelles charges inscrire dans votre calcul ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le point de départ est de retenir des éléments réguliers, identifiables et justifiables. Les salaires font partie des revenus généralement observés, tout comme les pensions de retraite, les allocations chômage ou les pensions alimentaires reçues. La manière dont une banque apprécie chaque situation dépend ensuite du dossier et de la régularité des ressources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du côté des charges, recensez les mensualités de crédits en cours, qu’il s’agisse d’un prêt auto, d’un financement personnel ou d’un autre emprunt. Ajoutez les loyers qui resteront dus après l’achat, par exemple si vous financez une résidence secondaire ou un investissement locatif tout en conservant votre logement actuel. Les pensions alimentaires versées font également partie des dépenses à considérer.&lt;/p&gt;
&lt;table&gt;
&lt;thead&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;th&gt;À examiner&lt;/th&gt;
&lt;th&gt;Exemples à recenser&lt;/th&gt;
&lt;th&gt;Réflexe utile&lt;/th&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Revenus&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Salaires, retraite, allocations chômage, pension alimentaire reçue&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Retenir les montants réguliers et documentés&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Crédits existants&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Prêt auto, crédit personnel, mensualité immobilière&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Noter la mensualité et la date de fin&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Charges durables&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Loyer conservé, pension alimentaire versée&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Vérifier si la charge persiste après l’achat&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Nouveau projet&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Mensualité du crédit immobilier et assurance&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Tester plusieurs hypothèses de financement&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Ne confondez pas votre reste à vivre avec le taux d’endettement. Le premier correspond à la somme qui demeure après paiement des charges recensées. Le second est un pourcentage. Deux ménages affichant le même pourcentage peuvent disposer de montants très différents pour assumer alimentation, énergie, transport, entretien du logement et imprévus.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;le-seuil-de-35--ne-remplace-pas-létude-complète-du-dossier&quot;&gt;Le seuil de 35 % ne remplace pas l’étude complète du dossier&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les résultats de recherche et les informations publiées en 2026 font largement apparaître le repère de 35 % pour l’étude d’un financement immobilier. Ce chiffre sert à encadrer une estimation de capacité d’emprunt, assurance comprise dans les présentations qui l’indiquent. Il ne faut toutefois pas l’interpréter comme une promesse automatique de crédit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’organisme prêteur regarde aussi la stabilité des revenus, les charges récurrentes, la tenue des comptes, l’apport disponible et la cohérence globale de l’opération. Une personne proche de ce repère n’a pas nécessairement la même situation qu’un autre emprunteur ayant un taux identique. La composition du foyer et le montant restant chaque mois comptent dans &lt;a href=&quot;/post/cartographie-des-risques-methode-pas-a-pas/&quot;&gt;l’appréciation du risque&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À l’inverse, rester nettement sous ce niveau ne dispense pas de préparer son dossier. La mensualité doit rester supportable dans la durée, y compris lorsque des dépenses liées au logement apparaissent. L’objectif n’est pas de viser un pourcentage maximal, mais de choisir un projet compatible avec votre équilibre financier.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;À lire aussi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;/post/epargne-reglementee-ce-qui-change-en-2025/&quot;&gt;Épargne réglementée : ce qui change en 2025&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;/post/comprendre-le-role-de-l-acpr-en-dix-questions/&quot;&gt;Comprendre le rôle de l’ACPR en dix questions&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;h2 id=&quot;transformer-votre-taux-dendettement-en-mensualité-maximale&quot;&gt;Transformer votre taux d’endettement en mensualité maximale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Vous pouvez partir de vos revenus pour déterminer une mensualité théorique, puis retirer les charges déjà existantes. Avec 4 000 € de revenus mensuels, 35 % représentent 1 400 € de charges totales. Si un crédit auto absorbe 250 €, il reste 1 150 € pour l’ensemble de la future charge immobilière dans cette hypothèse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette somme n’est pas directement le prix du bien que vous pouvez acheter. Pour passer de la mensualité au montant empruntable, il faut encore tenir compte de la durée du prêt, du taux proposé, de l’assurance et du coût total de l’opération. Les frais d’acquisition, les éventuels travaux et l’apport personnel influencent aussi le budget d’achat, sans relever tous du même calcul mensuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La méthode la plus prudente consiste à établir trois scénarios. Le premier correspond à votre situation actuelle. Le deuxième ajoute une marge pour les dépenses imprévues. Le troisième envisage une mensualité plus basse si vous souhaitez préserver davantage de reste à vivre. Cette comparaison rend les arbitrages plus concrets qu’un seul montant affiché par un simulateur.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;préparer-un-calcul-crédible-avant-la-demande-de-prêt-immobilier&quot;&gt;Préparer un calcul crédible avant la demande de prêt immobilier&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Rassemblez vos justificatifs avant le rendez-vous : revenus réguliers, tableaux d’amortissement des crédits, relevé des mensualités et éléments relatifs aux pensions ou loyers qui continuent après le projet. Cette préparation limite les approximations et permet de répondre rapidement si la banque demande une précision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vérifiez également la fin prochaine de certains emprunts. Un crédit qui se termine bientôt peut modifier votre situation future, mais il doit être présenté avec des documents permettant d’en apprécier le calendrier. De même, un revenu variable ne doit pas être assimilé sans nuance à un revenu fixe. Il est préférable de décrire la réalité de votre situation plutôt que de construire un calcul trop favorable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, refaites le calcul avec la mensualité proposée dans chaque simulation. Une différence apparemment modeste sur la mensualité peut faire franchir un seuil ou réduire le budget disponible chaque mois. Vous disposerez ainsi d’une base claire pour discuter de votre financement et ajuster votre recherche immobilière.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;faut-il-inclure-les-crédits-déjà-en-cours-dans-le-taux-dendettement-&quot;&gt;+Faut-il inclure les crédits déjà en cours dans le taux d’endettement ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Oui. Les mensualités de crédits existants font partie des charges mensuelles à ajouter avant de calculer le taux. Pensez à noter leur date de fin afin de distinguer votre situation actuelle de celle qui suivra leur remboursement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;le-loyer-est-il-retenu-pour-un-crédit-immobilier-&quot;&gt;+Le loyer est-il retenu pour un crédit immobilier ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il peut l’être lorsqu’il continue après l’achat, notamment pour une résidence secondaire ou un investissement locatif. Pour l’achat de votre résidence principale, il faut surtout vérifier à quelle date le loyer cesse par rapport au démarrage du prêt.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;comment-calculer-son-taux-dendettement-à-deux-&quot;&gt;+Comment calculer son taux d’endettement à deux ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ajoutez les revenus mensuels réguliers des deux emprunteurs, puis additionnez leurs charges communes et individuelles qui subsisteront avec le projet. La future mensualité du crédit est ensuite intégrée au total des charges avant d’appliquer la formule.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;un-taux-dendettement-inférieur-à-35--garantit-il-un-accord-de-prêt-&quot;&gt;+Un taux d’endettement inférieur à 35 % garantit-il un accord de prêt ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Non. Ce repère est utile pour estimer la faisabilité, mais l’accord dépend de l’étude complète du dossier. La banque apprécie notamment les revenus, les charges, la stabilité financière et la cohérence du projet.&lt;/p&gt;
</content:encoded><updated/></item><item><title>Dépôts et retraits : le plafond en questions</title><link>https://acpr-banque-france.fr/article/depots-et-retraits-le-plafond-en-questions/</link><guid isPermaLink="true">https://acpr-banque-france.fr/article/depots-et-retraits-le-plafond-en-questions/</guid><description>Décryptage des règles applicables aux dépôts et retraits d&apos;espèces ou de chèques, entre obligations de vigilance, seuils déclaratifs et pratiques bancaires courantes.</description><pubDate>Thu, 22 Oct 2026 00:00:00 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p&gt;Un plafond de dépôt ou de retrait n’est pas une limite unique valable pour tous les comptes et toutes les opérations. Il peut concerner les espèces retirées avec une carte, les versements acceptés sur un compte, le solde d’un livret ou encore la &lt;a href=&quot;/post/sanctions-de-l-acpr-la-procedure-expliquee/&quot;&gt;procédure&lt;/a&gt; appliquée par votre banque. Pour éviter un refus au mauvais moment, il faut d’abord identifier le support utilisé, la période de calcul et les conditions prévues dans votre contrat. Un retrait important peut aussi nécessiter une préparation auprès de l’agence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bonne question n’est donc pas seulement « quel est mon plafond ? ». Vérifiez s’il s’agit d’un plafond de carte, d’un plafond de livret, d’une limite propre au dépôt d’espèces ou d’une règle de disponibilité. Ces limites ne se calculent pas forcément de la même manière.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;dépôts-et-retraits--le-plafond-en-questions-quatre-limites-à-ne-pas-confondre&quot;&gt;Dépôts et retraits : le plafond en questions, quatre limites à ne pas confondre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le mot plafond est pratique, mais il masque des règles très différentes. Un client peut disposer d’un solde suffisant sur son compte et ne pas pouvoir retirer immédiatement la somme souhaitée au distributeur. À l’inverse, un compte courant ne fonctionne pas comme un livret réglementé, pour lequel le plafond vise souvent le montant qui peut être conservé sur le support.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La première limite concerne généralement la carte bancaire. Elle encadre les retraits d’espèces réalisables avec cette carte pendant une période définie. Elle se distingue du plafond de paiement : atteindre la limite de retrait ne signifie pas automatiquement que les paiements par carte deviennent impossibles. Les deux paramètres peuvent être suivis séparément.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxième limite relève du fonctionnement du compte ou de l’établissement. Certaines &lt;a href=&quot;/post/lcb-ft-les-attentes-de-l-acpr-pour-les-banques/&quot;&gt;banques&lt;/a&gt; prévoient des règles pour les dépôts d’espèces, les retraits au guichet ou les opérations effectuées hors du réseau habituel. Elles peuvent notamment demander une anticipation lorsqu’une somme importante doit être retirée. Il ne s’agit pas nécessairement d’un refus, mais d’une organisation destinée à assurer la disponibilité des espèces et la sécurité de l’opération.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La troisième limite est liée à un produit d’&lt;a href=&quot;/post/epargne-reglementee-ce-qui-change-en-2025/&quot;&gt;épargne&lt;/a&gt;. Dans ce cas, le plafond peut empêcher un nouveau versement lorsque le solde autorisé est atteint. Il ne faut pas le confondre avec une interdiction de retirer son argent : les conditions de retrait dépendent du produit concerné.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, il existe une différence entre une limite opérationnelle et une protection des dépôts. La garantie applicable à certains dépôts répond à une situation distincte, celle de la défaillance d’un établissement. Elle ne définit pas le montant que vous pouvez retirer au distributeur ni celui que vous pouvez verser au quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;comment-reconnaître-le-plafond-qui-bloque-votre-opération&quot;&gt;Comment reconnaître le plafond qui bloque votre opération&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Avant de modifier un plafond ou de vous déplacer, décrivez précisément ce que vous voulez faire. Retirer des espèces avec une carte, obtenir des espèces au guichet, verser du liquide, effectuer un virement depuis un livret ou alimenter un compte sont des opérations différentes. Cette précision évite de consulter la mauvaise rubrique de votre espace bancaire.&lt;/p&gt;
&lt;table&gt;
&lt;thead&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;th&gt;Situation rencontrée&lt;/th&gt;
&lt;th&gt;Limite à examiner en priorité&lt;/th&gt;
&lt;th&gt;Point à contrôler&lt;/th&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Retrait au distributeur&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Plafond de retrait de la carte&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Période de calcul et montant déjà retiré&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Retrait d’une somme élevée&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Modalités du guichet ou de l’agence&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Préavis éventuel et justificatif d’identité&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Dépôt d’espèces&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Conditions d’acceptation du dépôt&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Canal disponible et documents demandés&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Versement sur un livret&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Plafond propre au produit&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Solde présent et règle de versement&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Crainte sur l’argent déposé&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Garantie des dépôts applicable&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Nature du produit et établissement concerné&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;La convention de compte reste le document de référence pour connaître les limites attachées à votre carte et à vos services. Les informations affichées dans l’application bancaire peuvent compléter cette lecture, en particulier lorsque l’établissement permet de consulter ou d’ajuster certaines limites. Une demande ponctuelle ne produit pas toujours effet immédiatement, il est donc préférable de s’y prendre avant le jour du besoin.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;pourquoi-la-période-de-calcul-change-le-montant-réellement-disponible&quot;&gt;Pourquoi la période de calcul change le montant réellement disponible&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup d’incompréhensions viennent de la période retenue. Un plafond de retrait n’est pas forcément remis à zéro le premier jour du mois. Il peut être calculé sur une période glissante prévue dans votre contrat. Dans ce cas, un retrait effectué quelques jours plus tôt continue de réduire la marge disponible jusqu’à la fin de la période concernée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut aussi tenir compte des opérations en cours de traitement. Selon le canal utilisé et les règles de l’établissement, une opération peut ne pas apparaître exactement au même moment dans le solde visible, dans l’historique et dans le calcul de la limite. Si le montant disponible semble incohérent, notez la date, le montant et le moyen employé, puis demandez une explication précise à votre banque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne mélangez pas non plus la disponibilité des fonds avec l’autorisation de retrait. Un compte créditeur atteste que des fonds y figurent, mais la carte reste soumise à sa propre autorisation. Dans certaines circonstances, le guichet peut constituer une solution, sous réserve des modalités de l’agence et d’une anticipation suffisante.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;dépôt-despèces--préparer-lopération-sans-improviser&quot;&gt;Dépôt d’espèces : préparer l’opération sans improviser&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un dépôt d’espèces mérite une préparation particulière, surtout lorsqu’il est inhabituel par son montant ou sa fréquence. Vérifiez d’abord que votre banque accepte ce type d’opération et identifiez le canal proposé : agence, automate ou autre dispositif propre à l’établissement. Les banques n’offrent pas toutes les mêmes possibilités.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;À lire aussi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;/post/agrement-bancaire-les-etapes-cles-du-dossier/&quot;&gt;Agrément bancaire : les étapes clés du dossier&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;/post/fonds-propres-lire-un-ratio-cet1-sans-erreur/&quot;&gt;Fonds propres : lire un ratio CET1 sans erreur&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Conservez les éléments permettant d’expliquer l’origine des sommes, lorsque cela est pertinent. Cette précaution facilite les échanges si l’établissement pose des &lt;a href=&quot;/post/comprendre-le-role-de-l-acpr-en-dix-questions/&quot;&gt;questions&lt;/a&gt;. Elle ne signifie pas qu’un dépôt est suspect par nature : la banque peut toutefois devoir vérifier certaines opérations dans le cadre de ses obligations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu’un dépôt est réalisé en agence, un document attestant son enregistrement peut être remis. Gardez-le jusqu’à ce que l’opération figure correctement sur le compte. Le délai d’inscription et les conditions applicables doivent être vérifiés dans la documentation de votre banque, notamment lorsqu’il s’agit d’un chèque ou d’un dépôt effectué par un canal automatisé.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;retirer-une-somme-importante--anticiper-plutôt-que-fractionner-au-hasard&quot;&gt;Retirer une somme importante : anticiper plutôt que fractionner au hasard&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour un besoin exceptionnel d’espèces, contactez l’agence avant de vous présenter. Une banque peut demander d’être avertie un ou deux jours à l’avance pour un retrait important. Cette démarche lui permet d’&lt;a href=&quot;/post/controle-interne-organiser-le-dispositif/&quot;&gt;organiser&lt;/a&gt; la mise à disposition des fonds et vous évite un déplacement inutile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Préparez les informations utiles : montant souhaité, date de retrait, agence concernée et pièce d’identité. Si votre demande est liée à un plafond de carte, précisez que vous souhaitez connaître les options réellement disponibles plutôt que de multiplier les tentatives au distributeur. Des refus successifs n’augmentent pas la limite et peuvent compliquer votre lecture de la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, prévoyez la sécurité après le retrait. Transporter une somme élevée appelle des précautions simples : limiter les trajets inutiles, ne pas exposer les espèces et choisir un moment où vous pouvez les mettre rapidement à l’abri. La question du plafond est aussi une question de préparation pratique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;les-vérifications-utiles-avant-un-dépôt-ou-un-retrait&quot;&gt;Les vérifications utiles avant un dépôt ou un retrait&lt;/h2&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Relisez la convention de compte et les conditions de votre carte.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Contrôlez la période de calcul du plafond, pas seulement le solde du compte.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Identifiez le canal prévu pour l’opération : distributeur, agence, automate ou virement.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Anticipez une demande de retrait importante auprès de votre agence.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Conservez les justificatifs de l’opération et, si besoin, de l’origine des fonds.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Demandez à votre banque si la limite affichée peut être adaptée à votre situation.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;h3 id=&quot;le-plafond-de-retrait-et-le-plafond-de-paiement-sont-ils-identiques-&quot;&gt;+Le plafond de retrait et le plafond de paiement sont-ils identiques ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Non. Une carte peut comporter une limite distincte pour les espèces retirées et pour les achats réglés par carte. Atteindre l’une de ces limites ne signifie pas automatiquement que l’autre est atteinte.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;pourquoi-mon-retrait-est-il-refusé-alors-que-mon-compte-est-approvisionné-&quot;&gt;+Pourquoi mon retrait est-il refusé alors que mon compte est approvisionné ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le refus peut venir du plafond de retrait de votre carte, de la période de calcul, d’une opération récente ou des conditions techniques du distributeur. Consultez les paramètres de la carte et contactez votre banque si le motif n’est pas clair.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;faut-il-prévenir-sa-banque-pour-retirer-beaucoup-despèces-&quot;&gt;+Faut-il prévenir sa banque pour retirer beaucoup d’espèces ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cela peut être nécessaire. Pour des raisons de sécurité et de disponibilité, une agence peut demander d’être avertie à l’avance lorsqu’un retrait important est envisagé.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;un-plafond-de-livret-empêche-t-il-tout-retrait-&quot;&gt;+Un plafond de livret empêche-t-il tout retrait ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le plafond d’un livret concerne habituellement la possibilité d’effectuer de nouveaux versements. Les modalités de retrait dépendent ensuite des règles propres au livret et de la disponibilité des fonds.&lt;/p&gt;
</content:encoded><updated/></item><item><title>Épargne réglementée : ce qui change</title><link>https://acpr-banque-france.fr/article/epargne-reglementee-ce-qui-change-en-2025/</link><guid isPermaLink="true">https://acpr-banque-france.fr/article/epargne-reglementee-ce-qui-change-en-2025/</guid><description>Récapituler les plafonds, la fiscalité et les arbitrages utiles entre les livrets.</description><pubDate>Thu, 22 Oct 2026 00:00:00 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p&gt;En 2025, l’épargne réglementée a surtout été marquée par une baisse des taux. Le Livret A et le LDDS sont passés de 3 % à 2,4 % au 1er février, puis à 1,7 % au 1er août. Le LEP a suivi le même mouvement, avec un taux ramené de 3,5 % à 2,7 % au mois d’août. Ces évolutions ne remettent pas en cause l’utilité de ces livrets : ils restent adaptés à l’épargne disponible, à condition de bien distinguer l’argent de précaution de l’épargne destinée à des projets plus lointains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principal changement de 2025 concerne la rémunération des livrets réglementés. Depuis le 1er août 2025, le Livret A et le LDDS rapportent 1,7 %, tandis que le LEP rapporte 2,7 %. Les règles de disponibilité des fonds et l’exonération fiscale des intérêts des livrets concernés restent des repères essentiels.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;épargne-réglementée--ce-qui-change-en-2025-sur-les-taux&quot;&gt;Épargne réglementée : ce qui change en 2025 sur les taux&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L’année a comporté deux révisions pour les principaux livrets réglementés. La première est intervenue au 1er février 2025. Le taux du Livret A, également appliqué au LDDS, a alors été fixé à 2,4 %, contre 3 % auparavant. Le taux du LEP a été établi à 3,5 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une seconde baisse a pris effet au 1er août. Le Livret A et le LDDS ont atteint 1,7 %. Le LEP, accessible sous conditions de revenus, a été fixé à 2,7 %. Pour ce dernier livret, le taux retenu a été supérieur à celui issu de la formule de calcul, afin de limiter la baisse pour les épargnants éligibles.&lt;/p&gt;
&lt;table&gt;
&lt;thead&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;th&gt;Produit&lt;/th&gt;
&lt;th&gt;Taux avant le 1er février 2025&lt;/th&gt;
&lt;th&gt;Taux du 1er février au 31 juillet 2025&lt;/th&gt;
&lt;th&gt;Taux à partir du 1er août 2025&lt;/th&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Livret A&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;3 %&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;2,4 %&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1,7 %&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;LDDS&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;3 %&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;2,4 %&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;1,7 %&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;LEP&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Non précisé ici&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;3,5 %&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;2,7 %&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Cette succession de baisses s’inscrit dans un contexte de normalisation des taux d’intérêt. Elle ne signifie pas que les livrets ont perdu leur fonction première. Leur intérêt ne se mesure pas seulement au pourcentage affiché, mais aussi à &lt;a href=&quot;/post/depots-et-retraits-le-plafond-en-questions/&quot;&gt;la sécurité du capital&lt;/a&gt;, à la disponibilité de l’argent et au traitement fiscal des intérêts.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;livret-a-et-ldds--un-rendement-plus-bas-mais-une-réserve-toujours-utile&quot;&gt;Livret A et LDDS : un rendement plus bas, mais une réserve toujours utile&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le Livret A et le LDDS ont la même rémunération. En 2025, la baisse de leur taux peut conduire certains ménages à s’interroger sur l’intérêt de conserver un solde important. La bonne réponse dépend d’abord de l’usage prévu pour cette somme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une réserve dédiée aux dépenses imprévues, à une réparation urgente, à une période de transition professionnelle ou à une facture inattendue a besoin d’être accessible. Dans ce rôle, un livret réglementé conserve une place logique. Chercher un rendement plus élevé pour de l’argent susceptible d’être utilisé rapidement peut imposer des contraintes de délai, de risque ou de fiscalité qui ne correspondent pas à cet objectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le LDDS peut aussi avoir du sens lorsque le Livret A est déjà bien alimenté et que l’épargnant veut séparer ses poches d’argent. Certaines personnes y mettent une réserve de travaux ou de dépenses liées au logement. D’autres l’utilisent pour isoler une enveloppe consacrée à un projet solidaire ou environnemental. L’essentiel est de donner une fonction claire à chaque livret, plutôt que de répartir son épargne sans objectif.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;lep--vérifier-son-éligibilité-reste-une-démarche-prioritaire&quot;&gt;LEP : vérifier son éligibilité reste une démarche prioritaire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le Livret d’épargne populaire est réservé aux ménages dont les revenus respectent certaines conditions. Son taux est resté supérieur à celui du Livret A en 2025, même après la baisse d’août. Il mérite donc d’être examiné en premier par les personnes qui peuvent y prétendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant d’ouvrir ou de conserver un LEP, il est utile de vérifier les informations transmises par l’établissement &lt;a href=&quot;/post/agrement-bancaire-les-etapes-cles-du-dossier/&quot;&gt;bancaire&lt;/a&gt; et de préparer son avis d’imposition si nécessaire. Les conditions d’accès sont liées à la situation fiscale, qui peut évoluer au fil des années. Une personne devenue éligible peut passer à côté de ce livret si elle ne fait pas la démarche. À l’inverse, il vaut mieux répondre rapidement aux demandes de justification de la banque afin de garder une situation à jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le LEP n’est pas un placement spéculatif. Son rôle est de protéger une épargne disponible pour les foyers éligibles. Il peut donc servir de socle avant d’envisager d’autres solutions, selon la durée du projet et le niveau de risque acceptable.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;comment-organiser-son-épargne-après-les-changements-de-2025&quot;&gt;Comment organiser son épargne après les changements de 2025&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La baisse des taux invite surtout à remettre de l’ordre dans son épargne. Commencez par identifier l’argent qui doit rester immédiatement mobilisable. Il peut correspondre à plusieurs mois de dépenses courantes, mais il n’existe pas de montant universel : un foyer propriétaire, un étudiant, un indépendant ou une famille avec enfants n’ont pas les mêmes besoins.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;À lire aussi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;/post/credit-immobilier-calculer-son-taux-d-endettement/&quot;&gt;Crédit immobilier : calculer son taux d’endettement&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;/post/assurance-vie-les-obligations-des-distributeurs/&quot;&gt;Assurance-vie : les obligations des distributeurs&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Conservez une réserve accessible pour les imprévus réels.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Vérifiez si votre situation donne accès au LEP.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Attribuez un objectif à chaque somme : sécurité, achat proche, travaux ou projet de long terme.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Évitez de confondre argent de précaution et capital destiné à rester placé plusieurs années.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Relisez les conditions des produits détenus avant tout transfert ou clôture.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Cette méthode évite une réaction trop rapide à la seule variation d’un taux. Un livret peut être moins rémunérateur qu’auparavant tout en restant pertinent pour un besoin précis. À l’inverse, conserver durablement une somme importante sur un support très liquide sans projet identifié peut justifier une réflexion plus large sur la répartition de son patrimoine.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;les-intérêts-des-livrets-réglementés--leffet-concret-dun-changement-de-taux&quot;&gt;Les intérêts des livrets réglementés : l’effet concret d’un changement de taux&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un taux annuel ne doit pas être interprété comme un montant automatiquement versé chaque mois. Les intérêts dépendent notamment du solde détenu et de la période pendant laquelle l’argent reste sur le livret. Une baisse en cours d’année peut donc avoir un effet différent selon la date des dépôts et des &lt;a href=&quot;/post/depots-et-retraits-le-plafond-en-questions/&quot;&gt;retraits&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour suivre cet impact, regardez votre relevé annuel et comparez les intérêts crédités avec ceux de l’année précédente. Cette lecture donne un ordre de grandeur plus utile qu’une estimation générale. Elle permet aussi de vérifier que votre épargne reste cohérente avec vos besoins, sans confondre la performance passée et la rémunération désormais applicable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les livrets réglementés concernés gardent par ailleurs un avantage important : leurs intérêts sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Cette caractéristique doit être prise en compte lorsque vous comparez leur rendement avec celui d’un produit dont les gains peuvent être fiscalisés.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;les-taux-du-livret-a-et-du-ldds-ont-ils-changé-deux-fois-en-2025-&quot;&gt;Les taux du Livret A et du LDDS ont-ils changé deux fois en 2025 ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Oui. Ils ont été fixés à 2,4 % au 1er février 2025, puis à 1,7 % au 1er août 2025. Le LDDS suit le même taux que le Livret A.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;quel-était-le-taux-du-lep-après-le-1er-août-2025-&quot;&gt;Quel était le taux du LEP après le 1er août 2025 ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le taux du LEP était de 2,7 % à partir du 1er août 2025. Il était de 3,5 % entre le 1er février et le 31 juillet 2025.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;faut-il-retirer-son-argent-du-livret-a-après-la-baisse-de-2025-&quot;&gt;Faut-il retirer son argent du Livret A après la baisse de 2025 ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pas nécessairement. Le Livret A reste utile pour une épargne de précaution disponible. La décision dépend de la destination de votre argent, de votre horizon et de votre besoin de sécurité.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;le-lep-reste-t-il-intéressant-après-la-baisse-de-son-taux-&quot;&gt;Le LEP reste-t-il intéressant après la baisse de son taux ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour les personnes éligibles, le LEP affichait encore un taux supérieur à celui du Livret A et du LDDS après le changement d’août 2025. Il est pertinent de vérifier régulièrement son éligibilité.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;les-intérêts-des-livrets-réglementés-sont-ils-imposables-&quot;&gt;Les intérêts des livrets réglementés sont-ils imposables ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les intérêts du Livret A, du LDDS et du LEP sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Cette exonération fait partie des éléments à considérer dans une comparaison avec d’autres placements.&lt;/p&gt;
</content:encoded><updated/></item><item><title>Externalisation IT : la vigilance de l&apos;ACPR</title><link>https://acpr-banque-france.fr/article/externalisation-it-la-vigilance-de-l-acpr/</link><guid isPermaLink="true">https://acpr-banque-france.fr/article/externalisation-it-la-vigilance-de-l-acpr/</guid><description>Rappeler les exigences applicables au cloud et aux prestataires critiques du secteur financier.</description><pubDate>Thu, 22 Oct 2026 00:00:00 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p&gt;L’externalisation IT permet de confier un service technologique à un prestataire, mais elle ne décharge pas une banque, un assureur ou un autre acteur financier de ses responsabilités. L’ACPR attend notamment une gouvernance claire, une évaluation des risques, des contrats adaptés et une capacité réelle à suivre les incidents et la continuité des services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Confier l’hébergement, la cybersécurité, le support applicatif ou une plateforme de données à un tiers est devenu courant dans le secteur financier. Cette organisation peut apporter des compétences spécialisées et une meilleure capacité d’exécution. Elle introduit aussi une dépendance qui doit être connue, pilotée et documentée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vigilance ne porte donc pas uniquement sur le choix initial du fournisseur. Elle concerne toute la relation : la nature du service confié, son importance pour l’activité, les données concernées, les engagements contractuels, le suivi quotidien et les scénarios de défaillance. Avec le règlement européen DORA, applicable depuis le 17 janvier 2025, la résilience opérationnelle numérique occupe une place centrale dans cette approche.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;externalisation-it--la-vigilance-de-lacpr-ne-sarrête-pas-au-contrat&quot;&gt;Externalisation IT : la vigilance de l’ACPR ne s’arrête pas au contrat&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un contrat signé ne constitue pas, à lui seul, une maîtrise du risque. L’établissement doit pouvoir expliquer pourquoi il externalise une fonction, quels risques il a identifiés et quelles décisions il conservera en interne. La responsabilité de la direction demeure engagée dans la surveillance du dispositif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette logique évite une confusion fréquente : un prestataire peut réaliser une opération technique, sans devenir responsable de la conformité prudentielle de son client. Lorsqu’un outil indispensable devient indisponible, qu’une donnée est mal protégée ou qu’un incident ralentit un service essentiel, l’établissement doit rester capable d’agir, de décider et de rendre compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour être crédible, le pilotage doit dépasser les tableaux de bord reçus chaque mois. Il suppose de savoir qui &lt;a href=&quot;/post/controle-interne-organiser-le-dispositif/&quot;&gt;contrôle&lt;/a&gt; le prestataire, à quelle fréquence, sur quels indicateurs et selon quelles modalités d’escalade. Une alerte utile doit parvenir à la bonne personne assez tôt pour permettre une décision.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;identifier-les-services-tic-qui-créent-une-dépendance-sensible&quot;&gt;Identifier les services TIC qui créent une dépendance sensible&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Toutes les prestations IT n’ont pas le même poids. La maintenance d’un outil interne peu utilisé ne présente pas la même exposition qu’une solution qui traite des données clients, exécute des opérations importantes ou permet aux équipes de travailler. Le premier travail consiste donc à décrire précisément le service et ses conséquences possibles en cas de dysfonctionnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette analyse peut s’appuyer sur des &lt;a href=&quot;/post/depots-et-retraits-le-plafond-en-questions/&quot;&gt;questions&lt;/a&gt; concrètes :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Le service est-il nécessaire à une activité essentielle ou importante ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Quelles informations sont traitées, stockées ou accessibles par le prestataire ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Existe-t-il un autre moyen de poursuivre l’activité en cas d’indisponibilité ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le fournisseur dépend-il lui-même de sous-traitants déterminants ?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La concentration des services chez un même acteur augmente-t-elle l’exposition globale ?&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;La réponse ne doit pas rester théorique. Une &lt;a href=&quot;/post/cartographie-des-risques-methode-pas-a-pas/&quot;&gt;cartographie&lt;/a&gt; utile montre les liens entre applications, données, fournisseurs et métiers. Elle aide à reconnaître les dépendances avant qu’un incident ne les révèle dans l’urgence.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;une-gouvernance-interne-capable-de-challenger-le-prestataire&quot;&gt;Une gouvernance interne capable de challenger le prestataire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Externaliser une compétence ne signifie pas renoncer à toute expertise interne. L’établissement doit conserver des interlocuteurs capables de comprendre les enjeux du service, d’évaluer les informations fournies et de demander des correctifs lorsque cela est nécessaire. Sans ce niveau de maîtrise, le suivi risque de devenir purement déclaratif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La répartition des rôles mérite d’être formalisée. La fonction métier peut exprimer les besoins et mesurer l’impact opérationnel. Les équipes IT évaluent l’architecture, la sécurité et les dépendances. Les fonctions de contrôle apprécient les risques et la qualité des preuves. La direction arbitre les décisions importantes, notamment lorsqu’une prestation critique évolue ou se dégrade.&lt;/p&gt;
&lt;table&gt;
&lt;thead&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;th&gt;Point de contrôle&lt;/th&gt;
&lt;th&gt;Ce qu’il permet de vérifier&lt;/th&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Périmètre du service&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Les fonctions, données et interfaces réellement confiées&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Niveau de criticité&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Les conséquences d’une interruption ou d’une altération&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Indicateurs de suivi&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;La qualité de service, les incidents et les actions correctrices&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Plan de continuité&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;La capacité à maintenir ou rétablir l’activité&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Stratégie de sortie&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Les conditions d’un transfert ou d’un remplacement du fournisseur&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;h2 id=&quot;dora-et-les-incidents-tic--organiser-une-réaction-traçable&quot;&gt;DORA et les incidents TIC : organiser une réaction traçable&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;DORA renforce le cadre européen de résilience opérationnelle numérique applicable au secteur financier. Dans ce contexte, la gestion des incidents TIC ne peut pas reposer sur des échanges informels entre un client et son prestataire. Il est important de prévoir les canaux d’alerte, les informations à transmettre, les délais internes et les personnes habilitées à qualifier la situation.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;À lire aussi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;/post/sanctions-de-l-acpr-la-procedure-expliquee/&quot;&gt;Sanctions de l’ACPR : la procédure expliquée&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;/post/comprendre-le-role-de-l-acpr-en-dix-questions/&quot;&gt;Comprendre le rôle de l’ACPR en dix questions&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;L’ACPR a publié l’instruction n° 2025-I-09 relative à l’externalisation de l’obligation de déclaration des incidents majeurs liés aux technologies de l’information et de la communication. Ce point rappelle qu’une organisation peut confier certaines tâches de déclaration, tout en conservant une obligation de supervision du processus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En pratique, un établissement gagne à tester sa chaîne de réaction. Qui reçoit le premier signal ? Comment distingue-t-on une anomalie limitée d’un incident important ? Quels éléments sont disponibles pour apprécier les conséquences ? Comment conserve-t-on la trace des décisions ? Ces questions doivent recevoir des réponses utilisables, y compris lorsque les équipes sont sous pression.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;des-clauses-contractuelles-qui-rendent-le-contrôle-possible&quot;&gt;Des clauses contractuelles qui rendent le contrôle possible&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le contrat d’externalisation IT doit traduire les exigences opérationnelles dans des engagements vérifiables. Une formulation trop générale sur la sécurité ou la disponibilité laisse souvent place à des interprétations divergentes lorsque survient un incident. Les &lt;a href=&quot;/post/assurance-vie-les-obligations-des-distributeurs/&quot;&gt;obligations&lt;/a&gt; doivent être reliées au service réellement rendu et aux risques recensés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains sujets méritent une attention particulière : l’accès aux informations nécessaires au contrôle, les conditions de recours à la sous-traitance, la localisation et la protection des données, la notification des incidents, les droits d’audit et les règles applicables à la fin de la relation. La stratégie de sortie mérite d’être pensée avant tout désaccord. Elle doit tenir compte du transfert des données, de la réversibilité technique, de la continuité du service et des compétences nécessaires en interne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s’agit pas de rechercher un contrat parfait sur le papier. L’objectif est de disposer d’engagements que l’établissement peut suivre et faire respecter. Une clause non testée, inconnue des équipes opérationnelles ou impossible à documenter apporte peu de sécurité réelle.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;préparer-des-preuves-utiles-lors-dun-contrôle-acpr&quot;&gt;Préparer des preuves utiles lors d’un contrôle ACPR&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La qualité d’un dispositif se mesure aussi à sa capacité à produire des éléments cohérents. Une politique interne, une analyse de risques et un contrat doivent raconter la même histoire. Si le service est présenté comme critique dans une cartographie, mais suivi comme une prestation ordinaire dans les comptes rendus, l’écart devra être expliqué.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les documents à garder accessibles peuvent inclure l’évaluation préalable du prestataire, la description du service, les décisions de gouvernance, les résultats des revues, les incidents recensés, les plans d’action et les exercices de continuité. Leur valeur dépend moins de leur volume que de leur actualisation et de leur cohérence avec le fonctionnement observé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vigilance de l’ACPR sur l’externalisation IT invite donc à adopter une discipline durable. L’établissement doit rester en mesure de comprendre ce qu’il délègue, de contrôler ce qui est exécuté et de réagir si le service ne répond plus aux &lt;a href=&quot;/post/lcb-ft-les-attentes-de-l-acpr-pour-les-banques/&quot;&gt;attentes&lt;/a&gt; prévues.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;une-banque-peut-elle-confier-la-gestion-dun-incident-tic-à-un-prestataire-&quot;&gt;Une banque peut-elle confier la gestion d’un incident TIC à un prestataire ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Elle peut confier certaines tâches opérationnelles, mais elle doit conserver la maîtrise de ses obligations et la capacité de superviser le processus. L’externalisation ne fait pas disparaître la responsabilité de l’établissement face à l’incident.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;quels-risques-faut-il-examiner-avant-une-externalisation-it-&quot;&gt;Quels risques faut-il examiner avant une externalisation IT ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il faut notamment examiner l’importance du service, la sensibilité des données, les dépendances techniques, le recours éventuel à des sous-traitants, les conséquences d’une interruption et les possibilités de remplacer le prestataire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;pourquoi-prévoir-une-stratégie-de-sortie-avec-un-prestataire-informatique-&quot;&gt;Pourquoi prévoir une stratégie de sortie avec un prestataire informatique ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Une stratégie de sortie prépare la continuité du service si la relation doit cesser ou se dégrader. Elle anticipe le transfert des données, la réversibilité, les compétences à mobiliser et les délais nécessaires pour éviter une rupture brutale.&lt;/p&gt;
</content:encoded><updated/></item><item><title>Fonds propres : lire un ratio CET1 sans erreur</title><link>https://acpr-banque-france.fr/article/fonds-propres-lire-un-ratio-cet1-sans-erreur/</link><guid isPermaLink="true">https://acpr-banque-france.fr/article/fonds-propres-lire-un-ratio-cet1-sans-erreur/</guid><description>Décomposer le ratio, ses composantes et les pièges d&apos;interprétation d&apos;une publication trimestrielle.</description><pubDate>Thu, 22 Oct 2026 00:00:00 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p&gt;Un ratio CET1 indique la capacité d’une banque à absorber des pertes avec ses fonds propres de meilleure qualité. Pour le lire correctement, ne regardez pas seulement le pourcentage affiché : identifiez d’abord les fonds propres retenus au numérateur, puis les actifs pondérés par les risques au dénominateur, et enfin l’exigence qui s’applique à l’établissement. Un ratio de 14 % ne signifie pas que 14 % de tous les actifs sont financés par des actions. Il exprime un rapport entre un capital réglementaire très précis et des expositions évaluées selon leur niveau de risque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ratio CET1 se lit ainsi : fonds propres de base de catégorie 1 divisés par les actifs pondérés par les risques. Plus il dépasse l’exigence applicable à la banque, plus sa marge d’absorption des pertes est importante. Il ne doit toutefois jamais être interprété isolément.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;fonds-propres--lire-un-ratio-cet1-sans-erreur-en-partant-de-la-formule&quot;&gt;Fonds propres : lire un ratio CET1 sans erreur, en partant de la formule&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;CET1 signifie &lt;em&gt;Common Equity Tier 1&lt;/em&gt;, souvent traduit par fonds propres de base de catégorie 1. Il s’agit de la composante la plus solide des fonds propres réglementaires. Elle comprend notamment les actions ordinaires, les primes d’émission associées, les bénéfices non distribués et certaines réserves, après les déductions prévues par les règles prudentielles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La formule mérite d’être conservée en tête :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ratio CET1 = fonds propres CET1 / actifs pondérés par les risques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le numérateur ne correspond donc pas à la totalité des capitaux propres figurant au bilan. Le passage de la comptabilité aux fonds propres réglementaires implique des ajustements. Une lecture fiable doit porter sur le montant CET1 publié, et non sur une ligne générale intitulée « capitaux propres ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dénominateur n’est pas non plus le total brut du bilan. Il s’agit des actifs pondérés par les risques, souvent désignés par l’acronyme APR ou RWA. Les crédits, titres et autres expositions ne pèsent pas tous de la même façon dans ce calcul. C’est pourquoi comparer le CET1 à la taille totale d’une banque conduit souvent à une mauvaise conclusion.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;ce-que-mesure-réellement-le-pourcentage-de-cet1&quot;&gt;Ce que mesure réellement le pourcentage de CET1&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le ratio répond à une question prudentielle : la banque dispose-t-elle d’assez de capital de haute qualité au regard des risques qu’elle porte ? Les fonds propres CET1 sont conçus pour absorber les pertes en priorité. Ils constituent donc un repère de &lt;a href=&quot;/post/solvabilite-ii-ce-que-change-le-nouveau-paquet/&quot;&gt;solvabilité&lt;/a&gt;, et non un indicateur de rentabilité ni une estimation du rendement offert à un actionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un ratio peut progresser de deux façons principales. La banque peut renforcer son numérateur, par exemple en conservant une part plus importante de ses résultats ou en émettant des actions ordinaires. Il peut aussi évoluer si le niveau ou la composition des risques retenus au dénominateur change. Une hausse du ratio n’a donc pas automatiquement la même origine d’un établissement à l’autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À l’inverse, un pourcentage en baisse ne décrit pas à lui seul une dégradation. Il peut refléter une hausse des actifs pondérés par les risques, un changement de méthode, une distribution de résultat ou plusieurs mouvements simultanés. La variation doit être rapprochée des explications publiées avec les comptes ou les informations prudentielles.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;les-trois-éléments-à-vérifier-avant-de-comparer-deux-banques&quot;&gt;Les trois éléments à vérifier avant de comparer deux banques&lt;/h2&gt;
&lt;table&gt;
&lt;thead&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;th&gt;Élément observé&lt;/th&gt;
&lt;th&gt;Question à se poser&lt;/th&gt;
&lt;th&gt;Erreur à éviter&lt;/th&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Ratio CET1 publié&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;À quelle date est-il arrêté ?&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Comparer un chiffre trimestriel avec un chiffre annuel sans le signaler.&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Exigence applicable&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Quel niveau réglementaire la banque doit-elle respecter ?&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Confondre le minimum général et l’exigence propre à l’établissement.&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Marge disponible&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;De combien le ratio dépasse-t-il l’exigence ?&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Juger un ratio uniquement sur son niveau apparent.&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;La date est essentielle. Un ratio publié au 31 décembre ne répond pas exactement à la même situation qu’un ratio communiqué à la fin d’un trimestre ultérieur. Les opérations intervenues entre les deux arrêtés, l’évolution des risques et les résultats peuvent modifier le calcul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut ensuite distinguer le minimum réglementaire de l’exigence réellement applicable. Le règlement prudentiel fixe un ratio minimum CET1 de 4,5 %. Des exigences complémentaires et des coussins peuvent s’ajouter selon la situation de l’établissement. La comparaison pertinente ne consiste donc pas à demander si un ratio dépasse 4,5 %, mais à apprécier l’écart avec le niveau exigé pour cette banque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, regardez la marge. Une banque affichant 13 % de CET1 n’est pas nécessairement dans une situation comparable à une autre affichant 12 %, car leurs exigences individuelles et la nature de leurs risques peuvent différer. Le chiffre le plus élevé n’emporte pas à lui seul le verdict.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;ne-pas-confondre-cet1-tier-1-et-ratio-total-de-fonds-propres&quot;&gt;Ne pas confondre CET1, Tier 1 et ratio total de fonds propres&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les documents financiers présentent souvent plusieurs ratios côte à côte. Le CET1 porte sur le noyau de fonds propres de plus haute qualité. Le ratio Tier 1 inclut le CET1 et les fonds propres additionnels de catégorie 1. Le ratio total de fonds propres ajoute encore les fonds propres de catégorie 2.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;À lire aussi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;/post/agrement-bancaire-les-etapes-cles-du-dossier/&quot;&gt;Agrément bancaire : les étapes clés du dossier&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;/post/depots-et-retraits-le-plafond-en-questions/&quot;&gt;Dépôts et retraits : le plafond en questions&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ces indicateurs sont liés, mais ils ne répondent pas exactement à la même lecture. Si votre objectif est d’apprécier la qualité du capital disponible en première ligne face aux pertes, le CET1 est le ratio à repérer. Si vous comparez la couverture réglementaire globale, les trois chiffres peuvent être utiles, à condition de conserver le même périmètre et la même date.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une présentation peut aussi employer les termes « solvabilité », « capital réglementaire » ou « ratio de fonds propres ». Ils ne remplacent pas automatiquement le CET1. Avant toute interprétation, vérifiez le libellé exact placé devant le pourcentage.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;une-méthode-simple-pour-interpréter-une-publication-bancaire&quot;&gt;Une méthode simple pour interpréter une publication bancaire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Commencez par relever le ratio CET1 et sa date d’arrêté. Cherchez ensuite l’exigence applicable ou les informations qui permettent de la comprendre. Calculez mentalement ou sur papier l’écart entre le ratio publié et cette exigence. Cette marge est généralement plus parlante que le pourcentage isolé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Poursuivez avec l’évolution sur la période précédente. Demandez-vous si le mouvement vient plutôt des fonds propres, des actifs pondérés par les risques ou des deux. Les commentaires de gestion peuvent préciser l’effet des résultats, d’une opération sur le capital, d’une croissance des crédits ou d’un &lt;a href=&quot;/post/cartographie-des-risques-methode-pas-a-pas/&quot;&gt;changement de profil de risque&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Terminez par une mise en contexte prudente. Le CET1 est un indicateur majeur, mais il ne résume pas la liquidité, la qualité des actifs, la rentabilité, la gouvernance ou la capacité future de la banque à faire face à un choc. Il aide à poser les bonnes &lt;a href=&quot;/post/comprendre-le-role-de-l-acpr-en-dix-questions/&quot;&gt;questions&lt;/a&gt;, sans fournir seul un diagnostic complet.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;un-exemple-chiffré-pour-comprendre-le-dénominateur&quot;&gt;Un exemple chiffré pour comprendre le dénominateur&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Supposons, à des fins pédagogiques, qu’une banque dispose de 12 unités de fonds propres CET1 et de 100 unités d’actifs pondérés par les risques. Son ratio CET1 est alors de 12 %. Si ses actifs pondérés par les risques passent à 120 unités tandis que son CET1 reste à 12 unités, le ratio tombe à 10 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cet exemple, les fonds propres ne diminuent pas. C’est le dénominateur qui augmente. Cette mécanique explique pourquoi il faut lire les deux côtés du ratio. Elle montre également qu’un bilan plus grand ne conduit pas mécaniquement à un ratio plus faible : tout dépend de la pondération des expositions et de l’évolution parallèle des fonds propres.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;un-ratio-cet1-élevé-signifie-t-il-quune-banque-est-sans-risque-&quot;&gt;+Un ratio CET1 élevé signifie-t-il qu’une banque est sans risque ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Non. Un ratio CET1 élevé traduit une capacité de couverture prudentielle plus importante au regard des actifs pondérés par les risques, mais il ne mesure pas seul tous les risques d’une banque. Il doit être lu avec les autres informations financières et prudentielles.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;pourquoi-le-ratio-cet1-peut-il-baisser-alors-que-les-fonds-propres-augmentent-&quot;&gt;+Pourquoi le ratio CET1 peut-il baisser alors que les fonds propres augmentent ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le ratio peut reculer si les actifs pondérés par les risques progressent plus vite que les fonds propres CET1. La formule dépend toujours du numérateur et du dénominateur.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;le-seuil-de-45--suffit-il-pour-évaluer-une-banque-&quot;&gt;+Le seuil de 4,5 % suffit-il pour évaluer une banque ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Non. Le seuil de 4,5 % correspond au minimum CET1 prévu par le cadre prudentiel, mais des coussins et des exigences complémentaires peuvent s’ajouter. Il faut comparer le ratio publié au niveau réellement exigé pour l’établissement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;où-trouver-le-ratio-cet1-dune-banque-&quot;&gt;+Où trouver le ratio CET1 d’une banque ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il apparaît généralement dans les résultats financiers, le rapport annuel ou les informations prudentielles publiées par la banque. Vérifiez toujours la date, le périmètre et le libellé du ratio avant de le comparer.&lt;/p&gt;
</content:encoded><updated/></item><item><title>LCB-FT : les attentes de l&apos;ACPR pour les banques</title><link>https://acpr-banque-france.fr/article/lcb-ft-les-attentes-de-l-acpr-pour-les-banques/</link><guid isPermaLink="true">https://acpr-banque-france.fr/article/lcb-ft-les-attentes-de-l-acpr-pour-les-banques/</guid><description>Détailler les points de contrôle récurrents en matière de blanchiment et de financement du terrorisme.</description><pubDate>Thu, 22 Oct 2026 00:00:00 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p&gt;Pour répondre aux attentes de l’ACPR en matière de LCB-FT, une banque doit pouvoir démontrer que son dispositif fonctionne concrètement : les risques sont identifiés, la connaissance client est à jour, les opérations sont surveillées et les alertes sont traitées avec une décision justifiée. L’enjeu ne se limite donc pas à disposer de procédures. La gouvernance, la qualité des données, les &lt;a href=&quot;/post/controles-sur-place-comment-s-y-preparer/&quot;&gt;contrôles&lt;/a&gt; et la capacité à corriger les faiblesses observées doivent former un ensemble cohérent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’ACPR attend des banques un dispositif LCB-FT fondé sur les risques, adapté à leur activité et prouvable. Cela implique notamment une connaissance client suffisante, une surveillance opérationnelle pertinente, des déclarations de soupçon traitées sans délai injustifié et un contrôle interne capable d’identifier les écarts.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;lcb-ft--les-attentes-de-lacpr-pour-les-banques-en-pratique&quot;&gt;LCB-FT : les attentes de l’ACPR pour les banques en pratique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La LCB-FT désigne la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Pour une banque, cette obligation s’inscrit dans les décisions quotidiennes : entrée en relation, attribution d’un niveau de risque, collecte de justificatifs, revue périodique, détection d’opérations inhabituelles et remontée des situations qui le nécessitent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’ACPR exerce une supervision fondée sur les risques. Cette logique évite une lecture purement administrative de la conformité. Une banque doit être en mesure d’expliquer pourquoi ses moyens, ses règles de &lt;a href=&quot;/post/externalisation-it-la-vigilance-de-l-acpr/&quot;&gt;vigilance&lt;/a&gt; et ses priorités correspondent à son profil : produits distribués, canaux d’entrée en relation, types de clientèle, implantation, activités internationales ou encore recours à des prestataires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dispositif attendu ne consiste pas à traiter chaque client de manière identique. Il vise au contraire une vigilance proportionnée et traçable. Une situation plus sensible appelle une analyse renforcée, tandis qu’un dossier moins exposé reste soumis à des vérifications adaptées. L’essentiel est de pouvoir relier la décision prise aux informations disponibles et au niveau de risque retenu.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;une-gouvernance-qui-transforme-les-règles-en-décisions-suivies&quot;&gt;Une gouvernance qui transforme les règles en décisions suivies&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une politique LCB-FT utile doit définir les responsabilités, les modalités d’escalade et les contrôles attendus. Elle ne peut pas rester isolée dans une documentation générale. Les dirigeants et les équipes concernées doivent disposer d’une vision claire des risques, des incidents, des alertes importantes et des actions de remédiation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un groupe &lt;a href=&quot;/post/agrement-bancaire-les-etapes-cles-du-dossier/&quot;&gt;bancaire&lt;/a&gt;, cette exigence prend une dimension supplémentaire. Les retours de supervision de l’ACPR sur le pilotage consolidé ont notamment mis en lumière des échanges d’informations intragroupe parfois incomplets, un pilotage des outils insuffisamment coordonné et des contrôles permanents pas toujours assez formalisés. La cohérence entre entités, métiers et filiales devient alors un sujet de maîtrise à part entière.&lt;/p&gt;
&lt;table&gt;
&lt;thead&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;th&gt;Élément du dispositif&lt;/th&gt;
&lt;th&gt;Ce que la banque doit pouvoir montrer&lt;/th&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Gouvernance&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Des rôles définis, des arbitrages documentés et un suivi des risques significatifs.&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Cartographie des risques&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Une analyse actualisée reliant les risques aux activités, clients, produits et canaux.&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Contrôle interne&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Des vérifications régulières, des constats exploitables et des corrections suivies.&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Outils de surveillance&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Des paramétrages compris, testés et adaptés au profil de risque de l’établissement.&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Traçabilité&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;La capacité de reconstituer une analyse, une décision et les éléments qui la fondent.&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;h2 id=&quot;connaissance-client--privilégier-une-information-exploitable&quot;&gt;Connaissance client : privilégier une information exploitable&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La connaissance de la clientèle constitue la base du dispositif. Il ne s’agit pas seulement de recueillir des documents à l’ouverture d’un compte. Les informations doivent permettre de comprendre la relation d’affaires, l’activité déclarée, l’origine des fonds lorsque cela est nécessaire et le comportement attendu du client.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une banque gagne à distinguer ce qui est collecté de ce qui est réellement utilisé. Une donnée absente, périmée ou non rapprochée des opérations réduit la valeur de l’analyse. À l’inverse, un dossier bien documenté facilite la détection d’un écart entre le profil annoncé et les mouvements constatés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette approche suppose aussi d’organiser les mises à jour. Les événements de vie du client, les changements dans une entreprise, l’évolution d’une activité ou une modification du niveau de risque peuvent rendre une information initialement suffisante moins pertinente. Les règles de revue doivent donc être connues, appliquées et contrôlées.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;surveillance-des-opérations--rendre-les-alertes-pertinentes-et-traitées&quot;&gt;Surveillance des opérations : rendre les alertes pertinentes et traitées&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les dispositifs automatisés de surveillance jouent un rôle central dans les banques. L’ACPR a mené en 2022 une revue thématique sur ces dispositifs auprès d’organismes contrôlés, couvrant notamment la banque de détail, la banque privée, le crédit à la consommation, les succursales étrangères et la banque en ligne. Cette diversité illustre un point essentiel : un outil n’a de valeur que s’il est adapté au contexte dans lequel il est utilisé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La banque doit ainsi pouvoir expliquer la logique de ses scénarios, les données exploitées, les seuils retenus et les conditions dans lesquelles elle ajuste ses paramétrages. Un volume important d’alertes ne prouve pas, à lui seul, l’efficacité d’un dispositif. Il faut aussi s’assurer que les alertes utiles sont analysées dans des délais maîtrisés et que les décisions sont correctement motivées.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;À lire aussi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;/post/controle-interne-organiser-le-dispositif/&quot;&gt;Contrôle interne : organiser le dispositif&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;/post/cartographie-des-risques-methode-pas-a-pas/&quot;&gt;Cartographie des risques : méthode pas à pas&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La qualité du traitement humain reste déterminante. Les analystes doivent disposer d’informations suffisamment complètes, de consignes opérationnelles claires et de circuits d’escalade adaptés aux dossiers complexes. Le suivi des stocks d’alertes, des délais de traitement et des dossiers réouverts aide à repérer les fragilités avant qu’elles ne deviennent structurelles.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;déclaration-de-soupçon--réduire-le-temps-entre-le-doute-et-la-décision&quot;&gt;Déclaration de soupçon : réduire le temps entre le doute et la décision&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu’une analyse fait naître un soupçon, la déclaration à Tracfin doit être préparée avec rigueur. Les lignes directrices conjointes rappelées par l’ACPR soulignent que, lorsqu’une alerte intervient après l’exécution d’une opération, l’organisme doit prendre uniquement le temps nécessaire pour passer du doute au soupçon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette attente ne signifie pas qu’une banque doit décider sans enquête. Elle implique en revanche d’éviter les délais qui proviennent d’un dossier mal renseigné, d’un circuit de validation trop lent ou d’une répartition confuse des responsabilités. La documentation doit permettre de comprendre les vérifications réalisées, les éléments d’analyse et la date de chaque étape utile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les déclarations constituent une partie du dispositif, pas son unique finalité. Une banque solide travaille aussi en amont : elle identifie les situations sensibles, améliore ses outils, traite les anomalies de données et tire des enseignements de ses contrôles.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;préparer-un-contrôle-lcb-ft-avec-des-preuves-plutôt-quavec-des-procédures&quot;&gt;Préparer un contrôle LCB-FT avec des preuves plutôt qu’avec des procédures&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un contrôle efficace se prépare dans la durée. La banque doit pouvoir présenter une documentation à jour, mais également des preuves d’application : comptes rendus de comités, résultats de contrôles, dossiers revus, plans d’action, tests sur les outils et suivi des mesures correctrices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport annuel 2025 de l’ACPR indique que 27 décisions de sanction liées à des manquements aux &lt;a href=&quot;/post/assurance-vie-les-obligations-des-distributeurs/&quot;&gt;obligations&lt;/a&gt; LCB-FT ont été prises sur la période 2021 à 2024, dont 21 représentaient 78 % des décisions de sanction de la commission concernée. Ce constat rappelle l’importance d’un dispositif suivi au plus près, sans attendre une inspection pour découvrir une faiblesse persistante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La taxonomie LCB-FT V2.4.0, publiée le 4 septembre 2025, met en oeuvre l’instruction ACPR n°2025-1-08 et entre en vigueur à partir de l’arrêté du 31 décembre 2025. Les banques concernées ont intérêt à vérifier les impacts sur leur chaîne de reporting, la qualité des données transmises et la répartition des responsabilités entre conformité, risques, informatique et équipes déclarantes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;comment-une-banque-peut-elle-prouver-que-sa-cartographie-lcb-ft-est-utile-&quot;&gt;Comment une banque peut-elle prouver que sa cartographie LCB-FT est utile ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Elle doit pouvoir relier sa cartographie à des décisions concrètes : niveau de vigilance, règles de revue, priorités de contrôle, paramétrage de la surveillance et allocation des moyens. Une cartographie qui ne produit aucun effet observable devient difficile à défendre.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;les-outils-automatisés-suffisent-ils-pour-détecter-les-risques-de-blanchiment-&quot;&gt;Les outils automatisés suffisent-ils pour détecter les risques de blanchiment ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Non. Ils facilitent la détection et le traitement des alertes, mais leur efficacité dépend des données, des scénarios, des seuils, des tests et de l’analyse humaine. La banque doit donc surveiller autant le fonctionnement de l’outil que la qualité des décisions prises après une alerte.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;quels-documents-préparer-avant-une-revue-acpr-sur-la-lcb-ft-&quot;&gt;Quels documents préparer avant une revue ACPR sur la LCB-FT ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il est utile de réunir la politique LCB-FT, la cartographie des risques, les procédures, les résultats de contrôles, les rapports d’audit, les plans de remédiation, les éléments de gouvernance et des exemples de dossiers traités. Les documents doivent être cohérents entre eux et refléter les pratiques réelles.&lt;/p&gt;
</content:encoded><updated/></item><item><title>Sanctions de l&apos;ACPR : la procédure expliquée</title><link>https://acpr-banque-france.fr/article/sanctions-de-l-acpr-la-procedure-expliquee/</link><guid isPermaLink="true">https://acpr-banque-france.fr/article/sanctions-de-l-acpr-la-procedure-expliquee/</guid><description>Décrire le déroulement d&apos;une procédure disciplinaire, de la notification à la publication.</description><pubDate>Thu, 22 Oct 2026 00:00:00 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p&gt;Les sanctions de l’ACPR ne sont pas prononcées automatiquement après un contrôle. Lorsqu’un établissement supervisé présente des manquements possibles, le Collège de l’ACPR peut décider d’ouvrir une procédure disciplinaire. Le &lt;a href=&quot;/post/agrement-bancaire-les-etapes-cles-du-dossier/&quot;&gt;dossier&lt;/a&gt; est alors transmis à la Commission des sanctions, qui instruit l’affaire, entend les parties lors d’une audience puis délibère. Si les griefs sont retenus, elle peut prononcer une sanction. La décision peut ensuite faire l’objet d’un recours devant le Conseil d’État.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En pratique, la procédure suit une séparation des rôles : le Collège engage la démarche disciplinaire, tandis que la Commission des sanctions examine le dossier de façon indépendante et statue après instruction. L’établissement mis en cause doit pouvoir connaître les griefs et présenter ses observations.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;sanctions-de-lacpr--ce-que-recouvre-une-procédure-disciplinaire&quot;&gt;Sanctions de l’ACPR : ce que recouvre une procédure disciplinaire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution supervise notamment des acteurs de la banque et de l’assurance. Son intervention ne se limite pas à relever des écarts : elle peut aussi accompagner, contrôler et prendre des mesures relevant de ses compétences. La voie disciplinaire correspond à une étape particulière, lorsque des manquements éventuels justifient l’ouverture d’une procédure de sanction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est utile de distinguer un contrôle d’une sanction. Un contrôle sert à examiner une situation, des pratiques, une organisation ou le respect d’&lt;a href=&quot;/post/assurance-vie-les-obligations-des-distributeurs/&quot;&gt;obligations&lt;/a&gt; applicables. Il peut faire apparaître des points qui appellent des explications, des corrections ou, dans certains cas, une suite disciplinaire. Une sanction intervient seulement au terme d’une procédure dédiée, instruite puis jugée par la Commission des sanctions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette distinction évite une confusion fréquente : recevoir un contrôle ou répondre à des demandes de l’ACPR ne signifie pas qu’une sanction est déjà acquise. La décision dépend du dossier, des griefs notifiés, des arguments présentés et de l’appréciation de la Commission.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;du-constat-de-manquement-à-la-saisine-de-la-commission&quot;&gt;Du constat de manquement à la saisine de la Commission&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La procédure peut trouver son origine dans des manquements éventuels constatés, par exemple à l’occasion d’un contrôle. Le point de départ n’est donc pas une amende immédiate, mais l’analyse d’éléments susceptibles de révéler un non-respect des règles applicables à l’établissement supervisé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque le Collège de l’ACPR estime qu’une procédure disciplinaire doit être engagée, il saisit le président de la Commission des sanctions. Cette saisine marque le passage vers une phase distincte de l’examen de contrôle. Elle matérialise aussi la séparation entre l’organe qui poursuit et la formation appelée à statuer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les griefs doivent être appréhendés avec précision. Pour l’établissement concerné, l’enjeu est de comprendre les faits reprochés, leur période, le cadre réglementaire invoqué et les pièces sur lesquelles l’analyse s’appuie. Une réponse utile ne consiste pas uniquement à affirmer qu’une situation a été corrigée : elle doit aussi permettre de replacer les faits dans leur contexte et de documenter les éléments pertinents.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;instruction-des-griefs-et-rôle-du-rapporteur&quot;&gt;Instruction des griefs et rôle du rapporteur&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Après la saisine, le président de la Commission des sanctions désigne un de ses membres comme rapporteur. Celui-ci est chargé de l’instruction. Cette phase est déterminante, car elle permet d’examiner le dossier avant que la Commission ne se prononce sur les griefs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’instruction n’est pas une simple formalité. Elle organise l’examen contradictoire de l’affaire. L’établissement doit pouvoir faire valoir ses observations et apporter les éléments qu’il juge utiles à sa défense. Selon la nature du dossier, cela peut impliquer des documents internes, des explications sur les procédures appliquées, des éléments chronologiques ou des mesures prises depuis les faits concernés.&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Identifier clairement chaque grief et les faits auxquels il se rattache.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Conserver une version ordonnée des documents communiqués et des échanges.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Distinguer les mesures de remédiation des arguments portant sur la réalité ou la qualification des faits.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Veiller à la cohérence entre les explications écrites et les pratiques effectivement constatables.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le recours à un conseil compétent peut être envisagé selon la complexité et les enjeux du dossier. Cet article donne des repères généraux et ne remplace pas une analyse juridique adaptée à une situation particulière.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;audience-devant-la-commission-des-sanctions-de-lacpr&quot;&gt;Audience devant la Commission des sanctions de l’ACPR&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;À l’issue de l’instruction, les parties sont convoquées à une audience. C’est le moment où les positions peuvent être exposées et discutées devant la Commission. L’audience ne se réduit pas à la reprise mécanique des écritures : elle permet aussi de répondre aux points soulevés au cours de l’instruction et de clarifier les éléments utiles au débat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Commission examine alors les griefs reprochés. Elle délibère ensuite et décide si les manquements sont fondés. Si elle les retient, elle peut prononcer une sanction. La décision ne découle donc pas de la seule ouverture de la procédure : elle intervient après l’instruction et l’audience.&lt;/p&gt;
&lt;table&gt;
&lt;thead&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;th&gt;Moment de la procédure&lt;/th&gt;
&lt;th&gt;Objet principal&lt;/th&gt;
&lt;th&gt;Acteur central&lt;/th&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Constat initial&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Repérer des manquements éventuels, notamment lors d’un contrôle&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;ACPR&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Ouverture disciplinaire&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Décider de poursuivre la procédure&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Collège de l’ACPR&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Instruction&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Examiner le dossier et les observations&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Rapporteur désigné&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Audience et délibération&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Examiner les griefs et statuer&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Commission des sanctions&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Recours&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Contester la décision selon la voie applicable&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Conseil d’État&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;À lire aussi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;/post/externalisation-it-la-vigilance-de-l-acpr/&quot;&gt;Externalisation IT : la vigilance de l’ACPR&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;/post/comprendre-le-role-de-l-acpr-en-dix-questions/&quot;&gt;Comprendre le rôle de l’ACPR en dix questions&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;h2 id=&quot;quelles-conséquences-peut-avoir-une-décision-de-sanction-&quot;&gt;Quelles conséquences peut avoir une décision de sanction ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les conséquences dépendent du dossier, de la nature des manquements retenus et de la décision rendue. Il est donc imprudent d’annoncer à l’avance le résultat ou le niveau d’une éventuelle sanction. Les décisions publiées montrent que des dossiers peuvent concerner, entre autres, la protection de la clientèle, les obligations d’information ou l’organisation des dispositifs de contrôle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-delà de l’incidence financière possible, une procédure peut mobiliser fortement les équipes concernées. Elle exige une coordination entre direction, conformité, &lt;a href=&quot;/post/controle-interne-organiser-le-dispositif/&quot;&gt;contrôle interne&lt;/a&gt;, fonctions opérationnelles et, lorsque cela est nécessaire, défense juridique. La qualité des preuves, la traçabilité des décisions et la capacité à expliquer les pratiques réellement appliquées prennent alors une importance concrète.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une action corrective mise en place après les faits peut être utile pour réduire un risque persistant et démontrer une prise en compte du sujet. Elle ne permet toutefois pas, à elle seule, de préjuger de la qualification des manquements examinés ni de la décision finale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;recours-devant-le-conseil-détat--ce-quil-faut-retenir&quot;&gt;Recours devant le Conseil d’État : ce qu’il faut retenir&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La décision de la Commission des sanctions peut faire l’objet d’un recours devant le Conseil d’État. Cette possibilité constitue une étape distincte de la procédure devant l’ACPR. Elle ne signifie pas que chaque décision sera annulée ou modifiée : l’issue dépend des moyens invoqués, du dossier et de l’appréciation de la juridiction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour un établissement concerné, il est important de ne pas attendre cette phase pour constituer un dossier solide. Les observations produites pendant l’instruction, les pièces communiquées et les échanges liés aux griefs peuvent compter dans la compréhension globale de l’affaire. La préparation doit donc être rigoureuse dès la notification de la procédure.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;préparer-une-réponse-crédible-lorsque-la-procédure-souvre&quot;&gt;Préparer une réponse crédible lorsque la procédure s’ouvre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La meilleure réaction repose rarement sur un document général ou sur une réponse précipitée. Il est préférable de mettre en place une méthode de travail : une personne pilote, une &lt;a href=&quot;/post/cartographie-des-risques-methode-pas-a-pas/&quot;&gt;cartographie&lt;/a&gt; des griefs, une liste des pièces utiles, un calendrier de validation et une conservation des versions transmises. Cette organisation aide à éviter les contradictions et les oublis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut également séparer ce qui relève des faits, de l’interprétation et des améliorations décidées depuis. Un dossier lisible permet à chaque intervenant de retrouver l’origine d’une affirmation. Dans les sujets de conformité, une procédure écrite non appliquée apporte peu si elle n’est pas accompagnée de traces opérationnelles cohérentes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;une-procédure-de-sanction-acpr-commence-t-elle-forcément-après-un-contrôle-&quot;&gt;+Une procédure de sanction ACPR commence-t-elle forcément après un contrôle ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Des manquements éventuels peuvent être observés notamment lors de &lt;a href=&quot;/post/controles-sur-place-comment-s-y-preparer/&quot;&gt;contrôles&lt;/a&gt;. Le déclenchement d’une procédure disciplinaire suppose ensuite une décision du Collège de l’ACPR de saisir la Commission des sanctions.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;qui-rend-la-décision-dans-un-dossier-de-sanctions-de-lacpr-&quot;&gt;+Qui rend la décision dans un dossier de sanctions de l’ACPR ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La Commission des sanctions statue après l’instruction et l’audience. Le Collège de l’ACPR intervient en amont pour engager la procédure disciplinaire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;létablissement-mis-en-cause-peut-il-présenter-sa-défense-&quot;&gt;+L’établissement mis en cause peut-il présenter sa défense ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Oui. L’instruction et l’audience permettent aux parties de présenter leurs observations et les éléments utiles au dossier, dans le respect du cadre procédural applicable.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;une-décision-de-la-commission-des-sanctions-peut-elle-être-contestée-&quot;&gt;+Une décision de la Commission des sanctions peut-elle être contestée ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La décision peut faire l’objet d’un recours devant le Conseil d’État. Pour connaître les modalités applicables à un cas concret, un avis juridique personnalisé peut être nécessaire.&lt;/p&gt;
</content:encoded><updated/></item><item><title>Solvabilité II : ce que change le nouveau paquet</title><link>https://acpr-banque-france.fr/article/solvabilite-ii-ce-que-change-le-nouveau-paquet/</link><guid isPermaLink="true">https://acpr-banque-france.fr/article/solvabilite-ii-ce-que-change-le-nouveau-paquet/</guid><description>Décrire les évolutions du régime prudentiel et leur effet sur les bilans des assureurs.</description><pubDate>Thu, 22 Oct 2026 00:00:00 GMT</pubDate><content:encoded>&lt;p&gt;Le nouveau paquet Solvabilité II modernise le cadre prudentiel des assureurs européens. Il adapte certaines exigences à la taille et au profil de risque des organismes, revoit les mécanismes liés aux engagements de long terme et renforce la surveillance, notamment sur les risques de durabilité et de stabilité financière.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Solvabilité II : ce que change le nouveau paquet intéresse d’abord les professionnels de l’assurance, mais ses effets concernent aussi les assurés. Le sujet ne correspond pas à une réforme tarifaire directe pour chaque contrat. Il porte avant tout sur la manière dont les assureurs évaluent leurs risques, constituent leurs &lt;a href=&quot;/post/fonds-propres-lire-un-ratio-cet1-sans-erreur/&quot;&gt;fonds propres&lt;/a&gt; et rendent compte à leur superviseur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La directive européenne révisée est entrée en vigueur le 28 janvier 2025. Elle modifie la directive Solvabilité II afin de mieux tenir compte des activités de long terme, de la diversité des acteurs du marché et des risques qui peuvent fragiliser le secteur. En France, l’ACPR joue un rôle central dans la mise en œuvre et le &lt;a href=&quot;/post/controle-interne-organiser-le-dispositif/&quot;&gt;contrôle&lt;/a&gt; de ce cadre.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;solvabilité-ii--ce-que-change-le-nouveau-paquet-dans-le-cadre-prudentiel&quot;&gt;Solvabilité II : ce que change le nouveau paquet dans le cadre prudentiel&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Solvabilité II organise la solidité financière des entreprises d’assurance et de réassurance. Le dispositif vise à ce qu’un organisme puisse faire face à ses engagements envers les assurés, y compris lorsqu’un scénario défavorable affecte ses actifs, ses sinistres ou ses provisions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau paquet ne remplace donc pas le régime existant par un système entièrement différent. Il le fait évoluer sur plusieurs points : proportionnalité des obligations, informations demandées aux organismes, supervision des groupes, outils macroprudentiels, garanties de long terme et prise en compte des risques de durabilité. L’idée est de maintenir une protection exigeante tout en évitant que des obligations identiques pèsent de la même façon sur des structures très différentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette distinction est importante. Une petite mutuelle locale, un assureur spécialisé et un groupe présent dans plusieurs pays n’ont ni le même volume d’activité, ni les mêmes interdépendances, ni les mêmes moyens d’organisation. Le cadre révisé cherche à mieux ajuster les exigences pratiques à cette réalité, sans réduire l’attention portée à la protection des preneurs et bénéficiaires.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;un-régime-de-proportionnalité-plus-lisible-pour-les-assureurs&quot;&gt;Un régime de proportionnalité plus lisible pour les assureurs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La proportionnalité est l’un des changements les plus concrets du paquet. Elle consiste à adapter certaines modalités de gouvernance, de reporting ou de gestion des risques à la taille, au profil de risque et à la complexité de l’organisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La révision introduit notamment un régime de proportionnalité structuré. Certaines entités peuvent relever du statut de petites et non complexes, tout en restant dans le champ de Solvabilité II. D’autres peuvent demander l’accès à des mesures proportionnées, sous réserve des conditions prévues et de l’intervention du superviseur lorsque celle-ci est requise.&lt;/p&gt;
&lt;table&gt;
&lt;thead&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;th&gt;Point examiné&lt;/th&gt;
&lt;th&gt;Effet recherché par la révision&lt;/th&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Gouvernance&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Adapter certaines &lt;a href=&quot;/post/lcb-ft-les-attentes-de-l-acpr-pour-les-banques/&quot;&gt;attentes&lt;/a&gt; organisationnelles à la réalité de l’organisme.&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Communication d’informations&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Éviter une charge déclarative inutile tout en préservant les données utiles au contrôle.&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Gestion des risques&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Conserver une approche rigoureuse, avec des moyens proportionnés aux risques réellement portés.&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;
&lt;td&gt;Supervision&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Permettre à l’autorité de concentrer son attention sur les situations les plus significatives ou complexes.&lt;/td&gt;
&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut pas interpréter cette évolution comme une dispense générale. La proportionnalité n’efface ni l’obligation de prudence ni la responsabilité des dirigeants. Elle modifie surtout la façon de démontrer que les dispositifs sont adaptés et effectivement pilotés.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;les-engagements-de-long-terme-au-cœur-de-la-révision-solvabilité-ii&quot;&gt;Les engagements de long terme au cœur de la révision Solvabilité II&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le paquet revoit aussi plusieurs éléments liés aux garanties de long terme. Pour certains assureurs, notamment ceux qui portent des engagements s’étendant sur de nombreuses années, les mouvements de marché peuvent influencer fortement l’évaluation des passifs et des fonds propres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ajustements annoncés sur la courbe des taux sans risque, l’ajustement de volatilité et l’ajustement égalisateur ont une portée technique, mais leur objectif est facile à comprendre : limiter les effets d’une volatilité de court terme qui ne refléterait pas nécessairement la capacité d’un assureur à honorer des engagements conservés sur la durée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une valorisation plus stable ne signifie pas que le risque disparaît. L’assureur doit toujours mesurer ses engagements, disposer de ressources suffisantes et justifier ses hypothèses. La logique de la réforme consiste plutôt à mieux rapprocher le calcul prudentiel de l’économie des contrats de long terme, sans affaiblir la sécurité financière attendue.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;risques-climatiques-stabilité-financière-et-contrôle-des-groupes&quot;&gt;Risques climatiques, stabilité financière et contrôle des groupes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau paquet élargit le regard porté sur les risques pouvant affecter l’assurance dans son ensemble. Les risques de durabilité font partie des thèmes explicitement visés. Ils peuvent concerner les actifs détenus par les assureurs, les conséquences des évolutions climatiques sur certains sinistres ou encore la cohérence de la stratégie de gestion des risques.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;À lire aussi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;/post/assurance-vie-les-obligations-des-distributeurs/&quot;&gt;Assurance-vie : les obligations des distributeurs&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;/post/epargne-reglementee-ce-qui-change-en-2025/&quot;&gt;Épargne réglementée : ce qui change en 2025&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La révision prévoit également des outils macroprudentiels. Leur intérêt est d’identifier des vulnérabilités qui dépassent la situation d’une seule entreprise. Une difficulté isolée et un choc touchant plusieurs acteurs simultanément n’appellent pas nécessairement la même lecture prudentielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contrôle des groupes et des activités transfrontières est aussi renforcé. Dans un secteur où les structures peuvent détenir des filiales, couvrir plusieurs marchés ou mutualiser certaines fonctions, la supervision doit pouvoir apprécier les risques au bon niveau. Cela suppose des informations cohérentes, une gouvernance claire et une coordination efficace entre autorités concernées.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;quels-effets-possibles-pour-les-assurés-et-les-contrats-dassurance-&quot;&gt;Quels effets possibles pour les assurés et les contrats d’assurance ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour un particulier ou une entreprise assurée, la réforme ne modifie pas automatiquement une garantie, une franchise ou une cotisation. Ces éléments relèvent du contrat, de la politique commerciale de l’assureur et de nombreux facteurs économiques ou techniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son effet est plus indirect, mais réel : Solvabilité II encadre la capacité des assureurs à respecter leurs engagements et à anticiper les risques. Un régime mieux adapté aux engagements de long terme peut contribuer à une lecture plus pertinente de leur solidité. Des exigences de gouvernance et de contrôle plus ciblées peuvent également améliorer la qualité du pilotage interne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les assurés ont donc intérêt à distinguer deux niveaux. Le premier est contractuel : garanties, exclusions, durée, conditions de résiliation et montant de la prime. Le second est prudentiel : il concerne la robustesse de l’organisme qui porte le contrat. Le nouveau paquet agit principalement sur ce second niveau.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id=&quot;comment-les-organismes-peuvent-se-préparer-au-nouveau-paquet&quot;&gt;Comment les organismes peuvent se préparer au nouveau paquet&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les organismes concernés doivent commencer par identifier leur position dans le nouveau cadre de proportionnalité. Cette analyse demande de croiser la taille de l’entité, la nature de ses activités, son profil de risque, sa complexité et son éventuelle appartenance à un groupe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils peuvent ensuite revoir leurs procédures de gouvernance, leurs circuits de remontée d’information et la documentation de leurs choix de gestion des risques. L’enjeu n’est pas seulement de produire un &lt;a href=&quot;/post/agrement-bancaire-les-etapes-cles-du-dossier/&quot;&gt;dossier&lt;/a&gt; conforme. Il est de vérifier que les décisions prises par les dirigeants, les fonctions clés et les organes de contrôle reposent sur des données fiables et une compréhension partagée des risques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, les organismes doivent suivre les précisions publiées par l’ACPR et les textes européens d’application. La directive fixe des orientations majeures, mais les modalités pratiques sont déterminantes pour savoir quelles obligations s’appliquent à chaque situation.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;le-nouveau-paquet-solvabilité-ii-supprime-t-il-les-exigences-de-fonds-propres-&quot;&gt;Le nouveau paquet Solvabilité II supprime-t-il les exigences de fonds propres ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Non. La réforme conserve le principe selon lequel les assureurs doivent disposer de ressources financières adaptées aux risques qu’ils portent. Elle ajuste certaines méthodes et prévoit une application plus proportionnée pour certains organismes, sans abandonner l’exigence de solidité.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;la-proportionnalité-permet-elle-à-tous-les-petits-assureurs-dêtre-allégés-&quot;&gt;La proportionnalité permet-elle à tous les petits assureurs d’être allégés ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Non. L’accès aux mesures dépend de critères précis liés notamment à la taille, au profil de risque et à la complexité. Certaines mesures peuvent aussi nécessiter une démarche auprès de l’ACPR ou rester soumises à son appréciation.&lt;/p&gt;
&lt;h3 id=&quot;un-assuré-doit-il-modifier-son-contrat-à-cause-de-la-révision-solvabilité-ii-&quot;&gt;Un assuré doit-il modifier son contrat à cause de la révision Solvabilité II ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En règle générale, la révision prudentielle ne crée pas à elle seule une obligation de modifier un contrat individuel. Pour connaître les conséquences sur une garantie ou une prime, il faut examiner les informations communiquées par l’assureur et les documents contractuels applicables.&lt;/p&gt;
</content:encoded><updated/></item></channel></rss>